Les brumes de Riverton de Kate Morton

J’avais adoré « La scène des souvenirs » du même auteur et c’est donc avec plaisir que j’ai découvert « Les brumes de Riverton ». On est dans un univers « so british » avec ce roman.

Que s’est-il passé au bord du lac en 1924 pour que les 2 sœurs Hartford ne s’adressent plus la parole ? La seule chose connue et reconnue est que Lord Robert Hunter s’est donné la mort cette soirée-là. En 1999, une réalisatrice se rapproche de Grace, qui était domestique de la famille Hartford pour en savoir un peu plus sur cette soirée de 1924. Cela va lui réveiller quelques souvenirs douloureux.

Pas de surprise, j’ai adoré ma lecture mais il ne faut pas s’attendre à des révélations toutes les 10 pages. L’auteur nous emmène doucement vers la vérité et pour cela, elle prend son temps. On découvre donc la personnalité de chacun et la complexité des relations que peuvent entretenir les 2 sœurs. La première guerre mondiale va bouleverser l’histoire et la personnalité des personnages.

En bref, je continuerai à lire Kate Morton, pour ses livres si prenant du début à la fin.

La fortune des Rougon d’Emile Zola

De Zola, je n’avais lu que « Une page d’amour » et « Le rêve » et j’avais adoré mes lectures. Je me lance un défi : lire tous les Rougon-Macquart depuis le début et c’est donc avec « La fortune des Rougon », le tome 1 de la saga que j’ai pu redécouvrir l’univers de Zola.

On est loin des 2 romans que j’ai déjà lus de lui. On est avec des personnages forts en gueule, ambitieux, et prêts à tout pour leur honneur et surtout pour leur fortune. Manipulation, mensonges sont au programme mais aussi une jolie histoire d’amour.

Il faut s’accrocher à la lecture de ce tome parce que, comme beaucoup de romans du XIXème siècle, il y a pas mal de passages de descriptions qui peut vite donner envie d’arrêter la lecture. Le début du roman est en soit un cap que j’ai eu du mal à passer puisque je m’y suis repris à 3 fois pour en venir à bout. Par ailleurs, le contexte historique manque parfois dans cette histoire. J’ai une édition qui comprends l’ensemble des romans des Rougon-Macquart et il y a au tout début de chaque volume, les évènements historiques qui ont eu lieu du vivant de Zola. Mais, ça ne m’a pas beaucoup aidé à comprendre. Malgré cela, on finit par comprendre les enjeux, les stratégies tordues des Rougon pour parvenir à leurs fins. Zola s’est inspiré de faits réels qui se sont déroulés en 1851 dans la région d’Aix-en-Provence en 1851. On entre donc dans un contexte historique bien particulier, qui personnellement m’a choquée.

Ce roman a le mérite de pouvoir plaire à tout le monde : il y a une multitude de personnages qui sont présentés et différentes intrigues qui finalement se croisent. On découvre la famille des Rougon-Macquart dès l’origine avec Adelaïde, la mère, qui a eu un fils, Pierre Rougon et 2 enfants Macquart, Ursule et Antoine. De ces enfants, naîtront d’autres petits enfants, dont le fils d’Ursule, Sylvère qui va ouvrir le roman. Et pour expliquer pourquoi Sylvère se lance à travers les villages avec les insurgés en faveur de la République, Zola nous fait remonter dans le temps avec la naissance des 3 enfants d’Adelaïde. On en apprend beaucoup sur Pierre notamment qui est le personnage central de l’histoire. On a donc un volet où on a une histoire d’amour, un autre où on reprend toute l’histoire de la famille et enfin le dernier volet qui explique le stratagème de la famille Rougon pour se servir du contexte politique pour s’enrichir.

En bref, ce fut une bonne lecture même si le contexte historique et certains passages m’étaient étrangers. Je fais une pause en lisant d’autres types de livres et j’enchaînerai avec « La curée ».

Les fureurs invisibles du cœur de John Boyne

Éditions : JCLattès

Date de publication : 22 août 2018

Nombre de pages : 580

Acheter *

Résumé :

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.
Dans cette œuvre sublime, John Boyne fait revivre l’histoire de l’Irlande des années 1940 à nos jours à travers les yeux de son héros. Les Fureurs invisibles du cœur est un roman qui nous fait rire et pleurer, et nous rappelle le pouvoir de rédemption de l’âme humaine. Lire la suite

Vertige de Franck Thilliez

Éditions : Pocket

Date de publication : 2011 (2012 au format poche)

Nombre de pages : 352

Acheter *

Résumé : Un homme se réveille au fond d’un gouffre, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres.
Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Lire la suite

L’aile des vierges de Laurence Peyrin

Éditions : Calmann Lévy

Date de publication : 28/03/2018

Nombre de pages : 468

Acheter *

Résumé :

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur personnel ?
Un extraordinaire portrait de femme libre

Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie O’Neill, un fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une féministe active, va entrer comme bonne au service des très riches Lyon-Thorpe. Et la seule consolation de Maggie est que personne ne soit là pour assister à sa déchéance, elle qui rêvait de partir en Amérique et d’y devenir médecin. Qui en rêve toujours, d’ailleurs.
L’intégration parmi la dizaine de domestiques vivant comme au siècle précédent est difficile pour Maggie. Elle trouve ridicules les préoccupations et exigences de Madame, surnommée par ses employés « Pippa-ma-chère », car c’est ainsi que ses amies l’appellent à grand renfort de voix haut perchées. Le maître de maison, lointain, l’indiffère. Seul trouve grâce à ses yeux le vieux lord, âgé de près de cent ans, qui perd la tête et la confond avec une mystérieuse Clemmie à qui il déclare son amour.
Mais Maggie va bientôt découvrir que le maître de maison, John Lyon-Thorpe, est loin d’être l’héritier phallocrate qu’elle imaginait. Ils entament une liaison passionnée. Comme elle, John est prisonnier de son destin, et veut s’en libérer. Il a grandi en Afrique, où son père avait une immense propriété, et compte y retourner. Il éprouve les mêmes envies d’ailleurs que Maggie, le besoin de se sentir vivant.
Et du jour où elle s’avoue son amour pour John, Maggie comprend qu’elle va devoir choisir entre la promesse du bonheur et son aspiration à la liberté. Lire la suite