Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé

Note : 4/5

Nombre de pages : 144

Editeur : Julliard

4ème de couverture :

Nul n est à l abri de l abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l occasion pour promouvoir son projet d assainissement des marais de la région.
Il arrive à quatorze heures à l entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l Allemagne et sous la menace d une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d une phrase mal comprise et d une accusation d espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s efforceront d arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.

Ma critique :

Lu dans le cadre du challenge « petits plaisirs »

Terrifiant ! L’auteur s’attache à nous montrer comment en un peu plus de 2 heures une foule au demeurant sympathique peut tout d’un coup s’acharner jusqu’à la mort sur un jeune noble, connu pour sa serviabilité et son amabilité, pour des paroles prononcées malencontreusement.

La scène se passe à Hautefaye dans le Périgord et a réellement eu lieu le 16 août 1870, à l’époque de la guerre contre les Prussiens. Les paysans de la région voient leurs fils partir pour la guerre et ne pas en revenir. Lors de la foire annuelle de Hautefaye, le cousin d’Alain de Monéys lit à voix haute avec plus ou moins de liberté, la première page du journal devant un petit groupe qui s’approche de lui. Il en va de son petit commentaire et prononce des paroles ironiques que les paysans comprennent au sens premier. Voyant que la foule le regarde avec haine, il fuit de la place du village sans pouvoir être rattrapé. Alain de Monéys, pour défendre son cousin, va lui aussi utiliser une phrase ironique, pour tenter d’expliquer ce que son cousin voulait dire et cela causera sa perte. Il est maintenant considéré comme l’ennemi, comme un Prussien.

S’ensuit alors des scènes terrifiantes : il est battu par plusieurs personnes qu’il avait saluées lors de son arrivée. Il est connu de tous et était respecté quelques minutes auparavant mais les coups pleuvent, et les scènes de torture s’enchaînent. Il finira brûlé vivant et mangé par les villageois.

J’avais entendu parler de l’histoire. Je voulais comprendre comment ils ont pu en arriver là. Ce livre est court mais long à endurer tellement les scènes de tortures sont éprouvantes. L’auteur a voulu en faire un livre « commercial » et finalement, on sait très peu de choses des différents personnages. A priori, l’historien Corbin a écrit un livre qui explique les circonstances historiques de cet événement : le village des cannibales. Je vais digérer ce livre et attendre un peu pour me lancer dans cet autre ouvrage.

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2 réflexions sur “Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé

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