Gertrude de Hermann Hesse

 

 

Note : 3/5

Pages : 233

Édition : Folio

Première publication : 1910

4ème de couverture :

Dans Gertrude, Hermann Hesse a peint la vie d’un compositeur allemand de la fin du siècle dernier, personnage néo-romantique des plus attachants en raison des affinités, des doutes, des certitudes et des refus, qui, dans une nature excessivement sensible, ne peuvent conduire qu’à des conflits. L’existence tout entière de ce personnage d’exception, aussi ardente sur le plan de la création musicale et de la vie affective qu’elle est retirée en raison d’une infirmité due à un accident de montagne, aussi inquiète qu’elle est illustre, s’écoule entre l’art et un amour dont l’impossibilité, loin d’être arbitraire, est soumise à une logique parfaite. Gertrude, inspiratrice, objet d’un amour irréversible de la part du compositeur, se trouve être non seulement la jeune fille en robe claire dont l’apparition détermine une passion, mais encore, et sur » t, la femme au nom de toutes les femmes, aux yeux d’un seul, le génie de la musique. D’où une poésie toujours présente, intimement liée à l’analyse, que celle-ci ait pour objet la gamme d’un sentiment, la splendeur de l’altitude ou la magie que le fœln apporte avec son souffle. Sur la toile de fond d’un germanisme sans démons, ce roman du célèbre écrivain est une oeuvre d’audience universelle.

Ma critique :

On est vite emportée par l’écriture de Hermann Hesse et les quelques 200 pages m’ont été très agréables à lire.

Durant sa jeunesse, M. Kuhn sort beaucoup, fréquente les bars et s’amusent avec ses nombreux amis. La musique a toujours été pour lui son univers, même si ses parents lui auraient préféré une autre carrière. Et puis, un accident survient et il se retrouve handicapé, condamné à boiter toute sa vie.

Il s’isole alors peu à peu, s’enfermant dans sa tristesse et voyant sa jeunesse s’éloigner de lui. Il se convainc qu’il ne pourra plus jamais plaire à une femme. Il continue ses études sans grande conviction et pendant ses vacances, part à la montagne. Sa tristesse lui permet de trouver l’inspiration et de composer une mélodie. Requinqué, il repart en ville pour pouvoir partager sa musique.

Ce roman évoque entre autre une histoire d’amour impossible, la quête du bonheur et contient de nombreux passages philosophiques : la jeunesse serait tournée vers l’individualisme et les personnes âgées ayant vécu beaucoup plus d’évènements malheureux seraient plus sages et plus tournées vers les autres. De plus, la solitude accentue la « morale insanity » qui fait que lorsque les autres ne pensent pas comme nous, nous nous sentons seuls et plus individualistes. Je ne connais pas grand-chose à la philosophie (rien en fait) mais ce livre permet de penser à sa propre vie.

Je ne peux pas aller plus loin pour raconter l’histoire car je pense qu’il ne faut pas en savoir plus quand on lit le livre. Heureusement, je n’avais pas lu la quatrième de couverture, ou tout au moins, l’avais-je oublié. Ce qui m’a un peu déconcerté au début, c’est le fait que l’auteur passe rapidement d’un paragraphe à l’autre vers une autre journée, ou plusieurs mois après, mais on s’y habitue vite et les pages se tournent finalement très vite.

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