Le Bachelier de Jules Vallès

Note : 3/5

Pages : 391

Édition : Le livre de poche

Première publication : 1881

4ème de couverture :

Jules Vallès, jeune bachelier, ne trouve pas de travail pour une raison bien simple : j’ai dix ans de colère dans les nerfs, du sang de paysan dans les veines, l’instinct de révolte… ne voyant la vie que comme un combat, espèce de déserteur à qui les camarades même hésitent à tendre la main, tant j’ai des théories violentes qui les insultent et qui les gênent; ne trouvant nulle part un abri contre les préjugés et les traditions qui me cernent et me poursuivent comme des gendarmes. »
Dans ce deuxième volume autobiographique, entre L’Enfant et L’Insurgé, Jacques Vingtras le réfractaire manifeste au Quartier latin, échafaude avec ses amis mille projets révolutionnaires. L’écriture est enflammée, pleine d’humour. La Commune se profile à l’horizon. En attendant il faut vivre : il sera pion.

Ma critique :

Deuxième tome après l’Enfant, le Bachelier parle toujours de Jacques Vingtras qui n’est autre que Jules Vallés. Il a finit ses études et se croit libre mais va subir bien des déceptions. Républicain au temps de Napoléon, il devient révolutionnaire et est la tête de groupe de révolte.

Ces passages basés sur la révolte et sur les manifestations n’ont pas été très claires pour moi et j’avoue que j’avais abandonné la lecture avant la centième page dans un premier temps. Je les ai relus bien des mois après avec la ferme intention d’aller jusqu’au bout. La lecture est assez éprouvante. Le livre que j’ai, n’explique pas vraiment le contexte historique et mon ami Wikipédia ne m’a pas plus aidée. En revanche, j’ai relevé certaines différences entre le réel et ce que Jules Vallès veut bien nous raconter. Au milieu du livre, il revient chez ses parents : ils lui demandent instamment de revenir et à cette condition seule, ils lui donneront de l’argent pour vivre dans de meilleures conditions. En fait, la vérité est toute autre (j’ai vérifié sur plusieurs sources sur Internet). Il aurait en fait crié « Vive la République » et de peur d’être réprimé, il aurait été interné en asile par ses parents.

Dans ce volume, l’auteur raconte ses années de misère pendant lesquelles il lui arrivait de ne pas manger plusieurs jours de suite. Il cherche du travail, n’importe lequel. Seulement, voilà : il est bachelier. Et ce niveau de diplôme ne lui permet pas, selon lui, de trouver du travail : soit il est trop jeune, soit trop vieux, soit trop diplômé, soit pas assez.

Au milieu de tout ça, il y a des passages amusants : tout particulièrement, le passage où il passe un entretien pour travailler dans le commerce chez Monsieur Bonardel. Qu’est-ce que j’ai ri ! Je me retrouvée en lui lors de mon tout premier entretien d’embauche pour le commerce aussi. C’est un passage à ne pas rater.

Bref, ce fut un moment de lecture assez lourd mais intéressant. Je lirai l’insurgé.

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Une réflexion sur “Le Bachelier de Jules Vallès

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