La Case de l’oncle Tom de Harriet Beecher Stowe

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Note : 4/5

Pages : 637

Édition : Le livre de poche

Première publication : 1852

4ème de couverture :

Ce roman, publié aux U.S.A. en 1851 par Mme BEETCHER-STOWE, est un magnifique plaidoyer contre l’esclavage qui devint rapidement, avec la guerre de Sécession, « le » classique de l’anti-racisme.
Le personnage de Tom est à ce point sublime de bonté, de beauté morale, de tendresse pour tous ses semblables que l’on hésite à le croire vraisemblable. Une telle oeuvre fait mieux qu’émouvoir et convaincre, elle trouble la mauvaise conscience d’une bonne part de l’humanité.

Etre sans cesse achetés et vendus, tel est le sort des malheureux esclaves aux Etats-Unis. Elisa s’enfuit pour sauver son enfant, le vieil oncle Tom se résigne à être vendu… Les maîtres qui se succèdent ne se rassemblent pas toujours, et certains esclaves retrouvent leur liberté alors que d’autres meurent. Ce magnifique plaidoyer contre l’esclavage est devenu, avec la guerre de Sécession, un classique de l’antiracisme.

Ma critique :

A la suite d’une grosse perte financière, M. Shelby se voit contraint de se séparer de 2 de ses esclaves : l’oncle Tom et le fils de Elisa, tous deux esclaves. Il les vend à un marchand d’esclave et Elisa prend peur. Elle s’enfuit avec son enfant, par peur d’être séparée de lui. Il faut dire que M. et Mme Schelby étaient de bons maîtres. Ils promettent à Tom qui est resté dans la propriété, qu’ils le rachèteront.

On suit donc tout au long du livre le parcours d’Elisa et de Tom. Elisa va-t-elle pouvoir rester avec son enfant et Tom pourra-t-il revenir chez les Shelby ?
Ce livre a été publié sous forme de feuilleton en 1852 pour sensibiliser les américains sur le ravage de l’esclavage. A travers les différents personnages qui ont plus ou moins de lien avec l’esclavage, l’auteur nous donne les arguments de toutes les parties : les pour et les contre. Si bien que à un moment donné du livre, on se prend à comparer et à « hiérarchiser » l’humanité des maîtres d’esclave : un maître qui prend des esclaves pour le travail d’intérieur sont meilleurs que les maîtres qui font travailler les esclaves qui travaillent dans les plantations. Les conditions y sont meilleures. Autre argument réducteur : les maîtres esclaves du « nord » sont plus humains que les maîtres esclaves du « sud ». L’auteur appuie souvent tout au long du livre sur la comparaison entre le nord de l’Amérique et le sud de l’Amérique. Le nord étant ceux qui sont les plus généreux et plus promptes à vouloir aider les esclaves en les éduquant par exemple.

C’était également une volonté de l’auteur de raconter une histoire qui a pu arriver réellement pour comparer les situations de « blancs » avec celles des « noirs ». Le plus frappant étant évidemment le fait de séparer les enfants aux mères. L’auteure s’adresse aux jeunes mères lorsque cela arrive dans l’histoire : comment vous le vivriez à leurs places ?

En tout cas, ce roman nous donne la possibilité de voir les « dessous » de cette période, heureusement terminée. Il est marquant, je pense et il restera gravé dans ma mémoire. Après, je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce livre.
Pour rappel, en 1865, l’esclavage a été aboli aux Etats-Unis. En France, cela a été le cas en 1848.

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