Phèdre de Racine

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Note :  5/5

Pages : 90

Édition : Librio

Publication en France : 1677

Ma critique :

Toujours dans mon défi de lire (ou de relire) le théâtre classique, je continue ma découverte en lisant Phèdre de Racine. Je peux dire que j’adore, même si la tâche n’est pas aisée, d’autant plus que je ne connais absolument rien en mythologie.

Quelle est l’histoire de Phèdre ? En 2 mots, Phèdre est la femme de Thésée roi d’Athènes et père d’Hippolyte. Jusqu’ici, tout va bien. Seulement, Phèdre, qui est donc le personnage principal, est amoureuse de… son beau-fils. Crime incestueux donc, elle a tout fait pour le faire fuir, pour l’oublier, mais, même éloigné, elle retrouvait chez Thésée, les traits de son beau-fils. Hippolyte, quant à lui, la déteste. Il faut dire qu’elle a tout fait pour.

A coup de quiproquos, de malentendus, de manigances, Racine nous emporte dans cette tragédie passionnante. Il faut dire que la lecture est tout à fait agréable à lire, mais résumer l’histoire est relativement difficile à formuler. Elle est évidemment plus compliquée que je ne l’indique plus haut.

En bref, une bonne lecture. Je compte persister par une autre pièce le mois prochain.

Pour finir, j’aimerai citer quelques vers tiré de l’acte I, scène 3 : Phèdre explique à Oenone, sa nourrice et confidente en quoi elle a tout fait pour oublier Hippolyte.

Je l’évitais partout. Ô comble de misère !

Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.

Contre moi-même enfin j’osai me révolter.

J’excitai mon courage à le persécuter.

Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,

J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre,

Je pressai son exil, et mes cris éternels

L’arrachèrent du sein, et des bras paternels.

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3 réflexions sur “Phèdre de Racine

  1. Définitivement ma pièce préférée… Surtout la tirade de Phèdre « Eh bien, connais donc Phèdre, et toute sa fureur./ J’aime ». Ou encore: « Voilà mon coeur, c’est là que ta main doit frapper./ Impatient d’expier son offence,/ au devant de ton bras je le sens qui s’avance./ Frappe. Ou si tu le crois indigne de tes coups,/ si ta haine m’envie un supplice si doux,/ ou si d’un sang trop vil ta main serait trempée,/ au défaut de ton bras prête-moi ton épée./ Donne.  » ❤

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  2. Je crois que c’est la pièce que je préfère ! La beauté du style, sa concision, les personnages et l’histoire, tout est parfait. « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue/Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue », ou l’art de raconter un coup de foudre en deux vers… Magnifique !

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