Ne pars pas sans moi de Gillan Macmillan

Ne pars pas sans moiLE LIVRE

Note : 4/5

Pages : 608

Éditions : Les escales

Publication en France : 25 février 2016

si vous souhaitez l’acquérir

Ma critique :

Lu dans le cadre du prix littéraire des chroniqueurs web

Voilà un roman comme je les aime : du suspense, des chapitres courts, peu de temps morts et pas mal de mystère.

Pour ce qui concerne l’histoire, c’est un enfant disparu dans les bois à la suite d’une sortie du dimanche après-midi avec sa mère. Elle le cherche partout et prend rapidement conscience qu’elle a perdu de vue son enfant. Elle va se reprocher les jours suivants ces moments d’inattention.

Roman à deux voix, on alterne le point de vue de la mère et de l’enquêteur. Et on commence à douter de la mère, du père et de l’entourage proche du petit garçon. La fin est d’ailleurs comme je le souhaitais : elle m’a surprise.

Le harcèlement subie par la mère est absolument bien retracée et on subit finalement l’angoisse de la mère aussi bien du fait de la disparition de son enfant mais aussi de la pression que lui met son entourage et d’autres personnes par la suite.

Plusieurs pistes s’entrecroisent et c’est ce qui fait la force de ce livre : les pages s’enchaînent toutes seules.

En bref, un bon moment de lecture malgré quelques longueurs par moment.

L’AUTEUR

Auteur : Gillan Macmillan

A savoir :

Site Internet : http://www.gillymacmillan.com/

C’est lundi, que lisez-vous ? #49

Bonjour,

Qui dit nouveau lundi, dit nouveau rendez vous « c’est lundi… ».

Pour vous aussi vous inscrire à ce rendez-vous, c’est par ICI.

Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

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La femme infidèle de Philippe Vilain

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Histoire de la violence d’Édouard Louis

Que suis-je en train de lire ?

Il y a deux livres que je me traîne un peu.

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Lolita de Vladimir Nabokov -> Je l’ai commencé il y a quelques jours. Il ne me reste qu’une centaine de pages mais qu’est-ce que c’est long !

Pour l'Éternité par James

Pour l’éternité de Peter James -> tout juste commencé samedi que déjà je m’ennuie…

Que vais-je lire la semaine prochaine ?

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Ne pleure pas de Mary Kubica

Et vous, qu’avez-vous lu cette semaine ?

 

Histoire de la violence d’Edouard Louis

Afficher l'image d'origineLE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 230

Éditions : Seuil

Publication en France : janvier 2016

si vous souhaitez l’acquérir

Ma critique :

Le soir de Noël, Edouard rentre chez lui et se fait accoster par un homme, Reda. Devant son insistance, il finit par accepter par le laisser rentrer chez lui. Ils vont passer une soirée dont ils vont se souvenir l’un et l’autre toute leur vie. Au départ, ils couchent et passent leur nuit ensemble. Puis, Edouard se rend compte que des objets ont disparu. Il va alors demander à Reda où sont passés les objets mais il va nier et va faire éclater sa colère.

A partir de là, plus rien ne pourra être contrôlé et la violence va s’installer dans la vie d’Edouard. Car la violence ne s’arrête pas à ce qui va se passer dans cette chambre. Elle continue bien au-delà : aux urgences quand il faut expliquer à l’infirmière qu’il s’est fait agresser (faut-il pleurer pour qu’elle nous croie ?), quand ses amis vont le pousser à aller porter plainte, quand il va devoir répéter plusieurs fois au commissariat ce qui s’est passé, quand il va devoir expliquer à sa famille ce qui s’est passé, quand il va falloir se justifier sur ce qui s’est passé.

J’avais fait une vaine tentative pour lire le premier roman d’Edouard Louis à savoir « En finir avec Eddy Bellegueule » et son côté intellectuel revanchard, son côté supérieur par rapport à sa famille, à la campagne, à ses origines, m’avaient freiné. Tout comme le début de ce roman où on retrouve ce besoin de s’émanciper de ses origines, de sa jeunesse et de sa famille. Tout au long du roman, on retrouve sa sœur Clara qui explique à son mari ce qu’a vécu Edouard dans cette chambre. Et Edouard complète ses dires par des éléments plus précis. Et le contraste de langage est saisissant. C’est ce qui m’a irrité dans ce livre encore une fois : ce besoin de montrer la différence de langage et d’intelligence. J’ajouterais toutefois que justement par la façon de raconter de Clara, on passe par plusieurs aspects auxquels n’avaient pas pensé Edouard en tant que victime. Et ce côté intellectuel, ultra-féministe et empathique de la femme qui ressort à travers ses analyses, paraissent de prime à bord, de « comptoir ».

Ce que j’ai apprécié aussi dans ce roman et qui est très bien retranscrit, c’est que même si Edouard est soutenu, qu’il est entouré par sa famille, par ses amis, par des professionnels, personne n’a les mots justes pour le soulager, pour l’aider à traverser cette épreuve. Comme il le dit lui-même, cela n’appartient qu’à lui et personne ne sait ce qu’il a enduré. Il n’a plus envie d’en parler et pourtant on le pousse à répéter encore et encore.

En bref, j’ai beaucoup aimé ce roman car on sent beaucoup de sincérité, d’angoisse, on se sent un peu comme dans une bulle avec Edouard, dans laquelle on est gêné, on a envie comme lui de tout balancer et de fuir. Mais les faits sont là, il va devoir vivre avec, dans ce minuscule appartement qui sent encore la pêche.

L’AUTEUR

Auteur : Edouard Louis

Date de naissance : 30 octobre 1992

Autre livre : En finir avec Eddy Bellegueule

A savoir :

  • Eddy Bellegueule est son véritable nom de naissance.
  • Ses romans sont autobiographiques.
  • Reda, dont il est question dans le roman qui nous intéresse, a porté plainte contre l’auteur pour atteinte à sa vie privée et à la présomption d’innocence.

Site Internet : https://edouardlouis.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/edouard.bellegueule

La femme infidèle de Philippe Vilain

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LE LIVRE

Note : 3/5

Pages : 139

Éditions : J’ai lu

Première publication en France : 2013

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Ma critique :

Pierre Grimaldi surprend sur le téléphone portable de sa femme un sms coquin à destination d’un autre homme : Pierre Grimaldi est un homme trompé. Que faire ? Avouer à sa femme qu’il sait ? Ou ne rien dire et attendre ? Il se pose des questions sur sa situation et remet en cause son couple. On sent de l’amour et de l’attachement pour sa femme mais petit à petit il s’éloigne involontairement d’elle en la regardant différemment. Il la redécouvre.

Sa femme sent bien que quelque chose ne va pas alors ils se mettent à parler de choses banales qui prennent rapidement une tournure métaphorique, chacun campant dans ses positions.

Philippe Vilain nous plonge dans l’angoisse et les questionnements d’un homme trompé sur plus de 130 pages. C’est prenant car on a envie de savoir comment cela va se terminer et les questions philosophiques qui sont posées m’ont fait réfléchir. Je me suis mise plusieurs fois à me poser la question de savoir si l’auteur avait vraiment vécu cette situation tellement le rendu est réaliste. Seulement, cela ne m’a pas permis de m’évader. Malgré le peu de pages, très vite, je me suis ennuyée. Je reconnais toutefois un talent d’écriture très agréable à lire.

L’AUTEUR

Auteur : Philippe Vilain

Date de naissance : 1969

Autres livres : (non exhaustif) La littérature sans idéal, Pas son genre, Confession d’un timide,…

A savoir :

  • Philippe Vilain est docteur en lettres modernes de l’Université de la Sorbonne-Nouvelle (Paris III).
  • La conscience amoureuse est au cœur de son œuvre littéraire.
  • Son septième roman, Pas son genre, est l’objet d’une adaptation cinématographique par le réalisateur Lucas Belvaux.
  • Il écrit également des essais sur la littérature contemporaine.

Page Twitter : https://twitter.com/philippevilain1

C’est lundi, que lisez-vous ? #48

Bonjour,

Premier « C’est lundi.. » de l’année 2017. On est reparti pour une année de lecture endiablée ! Avec un petit rappel de mes dernières lectures de 2016 aujourd’hui.

Pour vous inscrire, c’est par ICI.

Qu’ai-je lu cette semaine ?

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Moka de Tatiana de Rosnay

-> belle découverte. Moment de lecture bien sympathique. Je vais suivre l’auteure de près.

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit par Ng

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Céleste Ng

-> roman noir sur les non-dits d’une famille. La psychologie des personnages est bien retranscrite mais l’histoire ne m’a pas emportée. Je vais vite oublier ce livre malgré une écriture envoûtante.

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Fanny de Marcel Pagnol

-> Je me fais plaisir en lisant des livres de cet auteur à talent. A chaque fois, le début de ces livres me demandent un effort mais eu final, c’est toujours avec une larmichette ou avec le sourire que je termine ces livres. Ma valeur sûre.

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Ne pars pas sans moi de Gillian Macmillan

-> un véritable page-turner où on recherche Ben, un petit garçon, qui s’est perdu vraisemblablement dans la forêt lors d’une banale promenade avec sa mère. 600 pages qui défilent vite dont on a hâte de connaître la fin.

Que suis-je en train de lire ?

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Que lirai-je par la suite ?

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Mes autres articles de la semaine :

IMM 8

Bilan du mois de décembre

[A paraître] Janvier 2017

[Bilan annuel] Les temps forts de l’année

Et vous, qu’avez-vous lu cette semaine ?

IMM #8

Bonjour,

Et bonne année à tous. Que cette année vous apporte bonheur, santé, réussite professionnelle … et aussi pleins de découvertes livresques !

J’ai emprunté quelques livres à la bibliothèque cette semaine, que voici.

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Et vous, quelles sont vos acquisitions de la semaine ?