Fallait pas être là de François Morin

LFallait pas être là

Note : 4/5

Nombre de pages : 259

Éditions : Librinova

Date de publication en France : 13/04/2018

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Résumé :

Un homme au complet noir est mort. À côté de lui, une valise. Une mort peu banale qui a tout l’air d’un attentat. Ludo, de la terrasse voisine, observe la scène de crime et se lance un peu malgré lui dans cette enquête, accompagné d’une séduisante journaliste, avec pour seul indice un tatouage, « 88 », signe de reconnaissance des groupuscules néo-nazis…
Le temps mort et l’inaction n’ont pas de place dans l’univers de l’auteur. Il séduit par sa verve, son humour et son cynisme qui soutiennent avec brio le rythme du roman. La première partie pose les pions et nous emballe par sa narration au vitriol, avant que la deuxième nous happe dans une savoureuse intrigue policière brodée de sadisme et de travestissement animée par une fantastique galerie de personnages qui ne sont pas sans rappeler l’univers du truculent Michel Audiard.

Ma critique :

Je remercie dans un premier temps les éditions Librinova pour cette lecture.

François Morin signe son premier livre et il faut dire que c’est une réussite. Il arrive à nous amener dans son monde. Il plante le décor très rapidement dès les premiers chapitres.

L’histoire débute par la scène où Ludo est installé sur une terrasse de café devant laquelle une personne a été retrouvée morte, un homme avec une valise noire. Il s’attache alors à comprendre l’histoire de cet homme mystérieux. Par hasard, il comprend très vite qu’il pourrait remonter la piste du ou des tueurs de l’homme en noir. Il finit par prendre à cœur cette histoire et se lance dans une enquête avec une journaliste qui va couvrir ce fait divers.

Pour un premier roman, c’est une vraie réussite, disais-je. J’ai quand même quelques bémols mais j’y reviendrai pas la suite. L’auteur sait nous maintenir dans son histoire et plante doucement mais sûrement le décor dans la première partie du livre. Par la suite, c’est dur de lâcher le livre.

L’auteur se fixe sur le personnage principal qui est le narrateur de l’histoire et finalement, on ne connaît pas grand chose des autres personnages. Mais, ce n’est pas un problème ici. Même si le personnage principal, Ludo, est assez cynique et macho, j’ai apprécié de suivre ce personnage qui est attaché à sa quête et ne perd pas le nord quand il s’agit de découvrir la vérité. Je me suis tout de même posée quelques questions au sujet des véritables motivations de Ludo. On ne sait finalement pas grand chose sur lui, mais là encore, cela n’a pas vraiment pesé pour comprendre la suite.

J’en viens aux bémols. Les premiers chapitres ont été assez longs à lire, dans le sens où le style de l’auteur m’a agacé à plusieurs reprises. Il faut dire qu’il use et abuse même de la comparaison. Il ne peut s’empêcher de comparer telle ou telle situation avec une autre. C’est souvent lourd et n’apporte pas grand chose. Il arrive parfois que les personnages à leur tour utilisent ce style pour communiquer.

Il est plus pâle qu’un matin d’automne en Sologne lorsque la brume, comme une ouate humide, se pose sur la campagne endormie.

Une moquette plus verte que le maillot de Saint-Etienne, et plus usée que le caleçon de mon baptême, assortie de plinthes d’un jaune éblouissant, se présente sous mes pieds.

Une fois habituée à ce style, et prise dans l’histoire, le roman se lit tout seul.

Pour continuer dans mes bémols, je trouve que Ludo est un personnage cynique et machiste à souhait. L’auteur va même très loin, trop loin d’ailleurs surtout lors de la scène lors de laquelle il se trouve dans une voiture à côté d’une femme forte. Les allusions de l’auteur sont très lourdes et plus que cyniques. L’auteur a fait de son personnage principal un dom juan. Ludo aime les belles femmes et le fait savoir tout au long du roman. Le cynisme du personnage est une caractéristique du personnage et fait prendre de l’épaisseur à Ludo.

Malgré cela, le suspense est bien amené même si la première partie est un peu longue. La narration est parfois un peu lourde notamment lorsqu’il insiste sur des comparaisons entre deux situations. Quelques rebondissements ponctuent l’histoire.

En bref : La première partie est assez longue mais la deuxième partie se lit très facilement lorsqu’on est pris dans l’histoire. J’ai lutté pour ne pas m’endormir à la fin de ma lecture, non pas par ennui, mais parce que j’ai fini de lire ce livre à une heure très tardive car je souhaitais connaître la fin rapidement.

A la fin, j’ai eu comme l’impression que l’auteur nous laissait sur notre fin en faisant espérer peut-être une suite. Si c’est le cas, je le lirai. C’est un auteur à suivre.

 

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Une réflexion sur “Fallait pas être là de François Morin

  1. Merci pour votre commentaire. J’en profite pour vous signaler que je viens de publier un second roman intitulé : « Coup de froid sur la cryptomonnaie »
    Je crois que j’ai gommé les imperfections de mon premier roman. Celui-ci devrait vous plaire !
    Il est disponible sur Amazon :

    Il est à 0.99 euro, bonne lecture !

    J'aime

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