Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka

Note : 3/5

Nombre de pages : 144

Éditions : 10/18

Date de publication en France : 19 septembre 2013

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Résumé :

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli.

D’une écriture incantatoire, Julie Otsuka redonne chair à ces héroïnes anonymes dans une mosaïque de la mémoire éblouissante. Un roman bouleversant.

Ma critique :

Des femmes japonaises quittent leur pays pour partir aux États-Unis, en croyant épouser le prince charmant. Elles ont des photos d’eux légèrement vieillie, puisqu’ils cachent bien des choses, non seulement leurs âges mais aussi leurs situations et ce qu’elles vont devenir en venant dans ce pays. Elles traversent l’océan Pacifique, pleine d’espoir, dans des conditions inhumaines. Leur arrivée ne va pas être plus joyeuse, loin de là. Pendant 23 ans, ces femmes, aussi différentes soient-elles, vont vivre chacune de leur côté leur vie aux mains de leurs patrons, les « blancs », de leurs maris violents et de leurs enfants qui vont petit à petit se détourner de leur culture, de leurs origines. Elles se retrouvent dans des quartiers réservés aux japonais et subissent des discriminations régulièrement. Et puis un jour, ils partent tous vers une destination inconnue …

Je ne connaissais pas cette partie de l’Histoire. C’est assez effrayant de constater que l’on ne sait pas tout de ce qui s’est passé pour ces femmes, en tout cas que ce ne soit pas plus connu. Ce roman aurait pu me plaire par cette découverte mais l’écriture m’a un peu bloquée pour avancer. Ces répétitions permanentes sont un peu lourdes, même si elles ont un rôle important pour la compréhension. Il est dommage que l’on ne suive pas plus particulièrement une famille pour connaître leurs ressentis. En fait, l’auteure nous fait suivre une communauté entière et ne commence toutes ces phrases que pas le pronom « nous ».

Ce qui m’a fait réfléchir, c’est le fameux départ de la fin du livre. Durant de très longs passages, l’auteur nous passe en revue tout ce qu’on fait les personnes déportées avant de partir : dire au revoir à son verger le cœur brisé (« je les ai plantés quand ils étaient encore tout petits »), une autre est partie avec un guide du bon usage emprunté à la bibliothèque persuadée de pouvoir revenir à temps pour le rendre, certains sont partis en nettoyant leur sol de leur maison pour la purifier, l’une à mis un pantalon pour la première fois de sa vie, … Ces longs passages m’ont un peu agacé mais en même temps, je ne sais pas moi-même ce que je ferais si je devais partir du jour au lendemain sans savoir si je pourrais revenir. Et le passage prend tout son sens.

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