Je suis une merde et je compte bien le rester de Rebecca Niazi-Shahabi

Note : 4/5

Pages : 320

Éditions : Fayard/Mazarine

Publication en France : 12 octobre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier dans un premier temps les éditions Mazarine et Netgalley pour cette lecture.

«Je suis une merde et je compte bien le rester » se définit comme un anti-manuel de développement personnel. C’est la raison pour laquelle je me suis jetée à corps perdu dans sa lecture.

Et qu’est-ce qu’il fait du bien ! Il m’a redonné le sourire et m’a permis de renouer avec les livres de développement personnel : mais ce n’est pas vraiment son but. Je vais commencer par parler de ce que j’ai apprécié dans ce livre et je finirais par mes réserves.

J’ai adoré les explications accessibles à tous et facilement assimilables. Dès le début, par exemple, l’auteure nous explique pourquoi, entre autre, nous trouvons plus « réalistes » les sitcoms plutôt que les autres séries. Il faut dire qu’elle prend deux séries connues de tous pour les comparer : Alf, l’extra-terrestre pour la sitcom et Le destin de Lisa pour la série. Dans Le Destin de Lisa, pour les ignorants, Lisa est une fille qui se laisse aller physiquement, qui commence comme secrétaire dans une grosse boîte de mode. Et puis, bien sûr, elle tombe amoureuse de David, le beau patron. Dès le départ, on se doute qu’il se passera forcément quelque chose entre eux. Et c’est là où veut en venir Rebecca Niazi-Shahabi. En réalité, la secrétaire qui passe inaperçu ne finira jamais avec le patron et ne deviendra jamais le numéro deux de la boîte. Une étude a démontré que les téléspectateurs préféraient voir Alf (même si encore une fois, jamais on ne verra d’extra-terrestre en vrai dans sa cuisine) parce qu’il est bougon et qui le restera. Et en plus, on l’apprécie pour ça parce qu’il est proche de nous : il nous ressemble.

Ce que j’ai aimé aussi, c’est que l’auteure démonte toutes les recommandations que les livres de développement personnel nous assènent : comme par exemple, le fait que l’on ne puisse pas changer les autres et que c’est à nous d’adapter notre comportement aux autres. Ça a le don de m’énerver au plus au point cette recommandation. L’auteure nous démontre que cet argument n’est pas valable. Et je la rejoins parfaitement sur ce point.

Pour en venir à mes réserves, j’avoue que je ne suis pas d’accord avec elle sur le fait qu’il ne faut pas chercher à tout prix à s’améliorer. Le régime, dont elle donne l’exemple à plusieurs reprises, est pour elle inefficace et source de stress, et finit souvent par un échec. Jusqu’à là, je suis d’accord avec elle. Mais, je pense tout de même qu’il faut avoir des objectifs dans la vie et que le régime en fait partie. S’aimer physiquement est pour moi nécessaire et fondamental. Je ne cite que cet exemple car c’est celui sur lequel j’ai commencé à m’éloigner de son avis.

Je recommande pourtant ce livre car il m’a redonné le sourire et m’a conforté dans le fait que, oui, il faut que je continue à me fixer des objectifs, et non, ce n’est pas grave si je n’y arrive pas.

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Désamorcer les conflits relationnels par l’Analyse transactionnelle de Jean-Yves Fournier

Afficher l'image d'origineNote :  4/5

Pages : 269

Édition : Éditions d’organisation

Publication en France : 2000

Ma critique :

L’analyse transactionnelle, késaco ? Il s’agit de l’analyse de conversations qui pour l’auteur sont des transactions, par des schémas, des conséquences du positionnement d’une personne vis-à-vis d’une autre, et des réponses à apporter face à une situation plus ou moins tendue.

Comme ça, ça a l’air compliqué. Je suis d’ailleurs hermétique à tout ce que représente la psychologie. M’expliquer pourquoi la personne en face de moi a mal pris ce que je lui ai dit par des schémas me convient très bien.

Pour cela, chaque situation proposée, plus ou moins quotidienne, est bien évoquée : l’auteur propose de multiples façons de répondre à des situations plus ou moins complexes avec l’analyse par schéma. Il explique en quoi la réponse apportée peut être mal perçue par la personne qui nous a mal parlé et quelles sont les réponses qu’il est plus propice à apporter.

L’enjeu du livre est de bien souligner l’importance d’avoir une relation d’égal à égal avec l’autre, sans se soumettre, ni se démettre, ni hérisson ni paillasson.

Plusieurs tests nous sont proposés pour nous positionner dans la vie de tous les jours et nous inviter à multiplier nos rôles dans la vie, dans le but de se faire respecter vis-à-vis de la hiérarchie mais aussi de ses propres collègues.

J’aurais voulu avoir plus de situations différentes puisqu’au final, dans l’édition que j’ai, l’auteur tourne toujours autour de 2 ou 3 cas à savoir par exemple, le supérieur hiérarchique qui nous saute dessus dès le matin en nous demandant l’heure, question pour en fait nous reprocher notre retard. Il faut savoir que le livre est orienté davantage dans les relations au travail et que les situations conflictuelles personnelles sont donc très peu abordées.

Je trouve que la conclusion de ce livre est on ne peut plus raccord avec l’ensemble du livre : s’ouvrir aux autres nous fait nous rendre plus sympathiques et intelligents. On doit se forcer à s’adapter aux autres en se positionnant de telle sorte en fonction de la personnalité que l’on a en face. Cela demande une gymnastique que je vais m’empresser de mettre en pratique dès que possible.