Ma raison de vivre de Rebecca Donovan

Note :  4/5

Pages : 544

Édition : Pocket Jeunesse

Publication en France : 2015

Ma critique :

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis : en voyant pas mal de livres de new adult ou de young adult ou roman jeunesse ou autre appellation, je refusais de croire que ce genre de littérature pourrait me plaire. J’ai lu quelques livres jeunesse mais rares sont ceux qui parlent de romance.

Avec « Ma raison de vivre » de Rebecca Donovan, je faisais un saut dans l’inconnu. Et mon avis est mitigé face à ce roman : je suis persuadée que j’aurais adoré ce livre 10 voire 15 ans plus tôt. Il faut dire qu’il y a tous les ingrédients pour une belle réussite : une histoire sombre, une jeune fille malheureuse en quête de paix, un garçon venu de nulle part (sur son cheval blanc ou presque), une love-story comme je les aimais,…  Mais le rêve du prince charmant m’est passé.

J’ai eu du mal avec les personnages, en tout cas les principaux à savoir Emma et Evan : Emma, qui vit une situation familiale lourde, est têtue. Elle pourrait être heureuse mais pour des raisons assez contradictoires se ferment à tout ce qui pourrait lui arriver de bien. Sa meilleure amie est pourtant de bon conseil et malgré tout, Emma s’acharne à faire exactement le contraire. Evan, quant à lui, est lui aussi, d’une certaine façon, très têtu. Il s’acharne à vouloir parler à Emma alors qu’elle ne veut pas entendre parler de lui. C’est quelqu’un de très, très patient. Les personnages manquent souvent de crédibilité.

Maintenant, il est vrai que l’auteure arrive bien à se débrouiller pour rendre le livre addictif : on ne sait jamais ce qu’il va arriver à Emma, ce qu’il va lui arriver au lycée, si elle va finir par parler à Evan. Et pour le coup, j’ai mis seulement 2 jours pour le terminer. D’ailleurs, j’ai déjà les deux autres tomes et je comptent les lire prochainement.

En bref, une lecture prenante, addictive, idéale pour des ados.

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Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys

Le Sel de Nos Larmes par SepetysNote :  5/5

Pages : 478

Édition : Gallimard jeunesse

Publication en France : 2016

Ma critique :

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Gallimard pour l’envoi de ce livre.

Quatrième coup de cœur de l’année 2016. Je l’ai lu en quasiment 2 jours. Il est passionnant. J’ai d’autant plus été emportée par ce livre que les chapitres sont très courts.

Il s’agit d’une histoire vraie : en hiver 1945, des milliers de réfugiés tentent de fuir leurs pays en guerre en tentant d’embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un navire qui va rapidement faire naufrage. Tout le monde a entendu parler du Titanic et pourtant, ce n’est pas la pire catastrophe maritime de l’histoire. Le Wilhelm Gustloff a fait six fois plus de victimes : le bateau ne pouvait faire voyager que 1500 personnes. Ce jour-là, environ 10 000 personnes ont embarqué.

Tour à tour, les quatre personnages principaux Florian, Joana, Emilia et Alfred deviennent narrateur de l’histoire. Ils sont tous de pays et d’âge différents, fuyant leurs pays (Lituanie, Pologne, Prusse Orientale et Allemagne) pour des raisons différentes. Ils vont devoir s’entraider pour éviter leurs ennemis communs à savoir les russes et tenter de survivre malgré le froid et la faim.

La force de ce roman est que l’on ne connait que très peu de choses sur les personnages au début. On le découvre au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire et on s’attache aux personnages très rapidement par leur peur, leurs angoisses, les sentiments qui vont naitre entre eux. Les phrases relativement énigmatiques des personnages m’ont fait me poser beaucoup de questions : au final, je me pose encore des questions sur le personnage d’Alfred, un des matelots. C’est à travers lui que l’on en sait un peu plus sur le paquebot. Mais, il est en décalage avec les autres marins. C’est avec ce personnage que j’ai eu le plus de frissons, le plus d’embarras, le plus de dégoût.

En bref, ce fut une très bonne lecture, dont je me souviendrais longtemps. Un livre que j’ai apprécié du début à la fin. Il n’y a pas un seul passage ennuyeux, pas un seul moment où je n’ai pu poser ce livre sans être frustrée. Très bonne découverte.