Mémé dans les orties de Aurélie Valognes

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Note : 4/5

Pages : 280

Éditions : Belfond

Publication en France : 2015

Ma critique :

Un conte moderne, un bonbon acidulé, un bon moment de lecture : voilà en quelques mots ce que je peux dire de ce roman.

Le feel-good a la côte en ce moment et j’aime bien entre deux gros pavés lire ce genre de roman. Mémé dans les orties parle de Ferdinand, un grand-père bougon qui n’aime pas les gens et qui finit par être attendri par une petite fille et par sa voisine à qui il n’avait jamais parlé auparavant.

En bref, une fin qui fait sourire malgré un démarrage un peu lent. Une bonne lecture qui fait du bien !

Une famille trop parfaite de Rachel Abbott

Une famille trop parfaite par AbbottNote : 3/5

Pages : 350

Éditions : Belfond

Publication en France : 3 novembre 2016

Ma critique :

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Belfond et Netgalley pour m’avoir permis de lire ce livre.

Ce livre a pour effet d’être très addictif les 100 premières pages : on ne comprend pas ce qui se passe dans cette famille et on a tous les ingrédients pour en faire un page-turner. Seulement, une fois l’intrigue lancée, on se rend bientôt compte qu’il ne se passe pas grand-chose et que le suspense que l’on attendait dure trop longtemps. L’auteure cherche à entretenir le mystère et c’est vite fatigant parce qu’on finit par deviner soi-même la fin, et pour une fois, je n’étais pas si loin que ça de la vérité.

Le thème principal est le harcèlement moral au sein du couple et pour le coup, l’auteure a bien su le retranscrire. Mais, elle reste éloignée du problème et ne rend pas l’histoire crédible. Les explications de la fin ne m’ont pas convaincue du tout.

Je finirais sur une note positive : les courts chapitres m’ont permis de lire rapidement ce roman qui aurait pu être fastidieux à lire, mais qui au final, se lit bien. Dommage que les ficelles soient si visibles.

 

Je sais pas de Barbara Abel

Note : 5/5

Pages : 304

Éditions : Belfond

Publication en France : 6 octobre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier les éditions Belfond et Netgalley pour cette lecture.

Coup de cœur pour ce livre que j’ai lu dès que je l’ai reçu. Je n’ai pas pu en parler avant la publication du roman. Aujourd’hui, je peux dire combien j’ai aimé ce livre.

Et pourtant, il m’est arrivé deux trois fois dans le livre de me dire que l’intrigue tournait mal. Mais des rebondissements, des surprises (oui, pour moi ce n’est pas la même chose qu’un rebondissement), des personnages atypiques et une intrigue bien ficelée font que pour moi, ce roman est une belle réussite.

La fin me semblait toute tracée et pourtant, Barbara Abel avait encore un chapitre pour surprendre encore le lecteur. Et quelle fin. J’avais le sourire aux lèvres !

En deux mots, pour parler un peu de l’intrigue, une sortie scolaire ne va pas se passer comme prévue. Emma, 5 ans, se perd dans la forêt. Son institutrice, Mylène, part à sa recherche. Finalement, Emma est retrouvée mais Mylène, elle, ne revient pas. Que s’est-il passé dans cette forêt ? Pourquoi Emma était fâchée contre sa maîtresse dans la journée ?

Encore une fois, si vous avez aimé les précédents livres de Barbara Abel, je ne peux que vous inviter à foncer lire ce livre.

Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

Note : 3/5

Pages : 300

Éditions : Belfond

Publication en France : 18 août 2016

Ma critique :

Encensé par les médias et les blogs, j’ai pris mon courage à deux mains pour en arriver à bout. Il faut dire que la lecture a été très fastidieuse les 200 premières pages. Les dialogues étaient pour moi un peu lourds et l’histoire me semblait trop belle. Au bout des 2/3 du livre, l’intrigue devient plus réaliste. Neni, le personnage principal féminin de ce roman, devient moins naïve. Au départ, elle avait du mal à réaliser que vivre en Amérique ne suffisait pas à réaliser tous ses rêves, que ce qu’elle a vu dans ses séries TV ou ses films au Cameroun ne reflètent pas réellement ce que vivent les noirs ou les immigrés aux États-Unis.

Pour résumer en deux mots, Jende veut faire vivre sa femme et son fils dans un pays où rêver est possible, réussir l’est aussi. Alors, il part le premier aux États-Unis, laisse sa famille au Cameroun et trouve un travail de chauffeur pour un cadre de Lehman Brothers. Cette année-là, des bouleversements à toutes les échelles vont apparaître : Obama devient président des États-Unis et Lehman Brothers fait faillitte entraînant une grave crise financière.

Sincèrement, j’ai failli abandonner ma lecture car comme je le disais plus haut, les dialogues et l’intrigue me semblaient surréalistes. Je trouve que cette première partie ne rend pas justice à ce livre car la suite m’a complètement happée. Je ne recherche pas forcément une histoire dramatique à toutes les pages mais cette première partie ne montre que la réussite « facile » d’un couple d’immigrés. Je me suis retrouvée comme dans mon enfance, à lire un conte pour les enfants, où on leur dit que la princesse trouvera son prince et aura beaucoup d’enfants. La réalité est bien plus complexe que cela. J’apprécie d’ailleurs que la réalité apparaisse par à coup tout au long du livre et à travers les yeux de Neni : on comprend par ce biais là toutes les difficultés d’un couple d’immigrés. Ses rêves s’évanouissent et elle s’accroche, même quand son mari baisse les bras. Sa force et son courage rend ce personnage terriblement attachant.

En bref, il faut s’accrocher à ce livre jusqu’au bout. Je ne l’oublierai pas de sitôt, car malgré mes débuts difficiles, j’ai beaucoup apprécié la morale de cette histoire.

Je remercie Netgalley et les éditions Belfond pour cette lecture.

 

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