Lolita de Vladimir Nabokov

LE LIVRE

Note : 2/5

Pages : 517

Éditions : Folio

Première publication en France : 1955

Ma critique :

Il m’en a fallu du temps pour en arriver à bout de ce « chef-d’œuvre ». Je sors les guillemets parce que, outre la narration et le style de l’auteur, je n’ai pas été embarquée par ce roman.

Comme tout classique dont tout le monde parle, on s’attend comprendre pourquoi on en parle autant. Pour moi, j’ai été dérangée tout le long du roman. On parle bien de pédophilie et d’inceste. L’auteur nous livre une explication au début du pourquoi il en est arrivé là et une forme d’amour se forme entre Lolita et Humbert Humbert (c’est bien son nom). A vrai dire, à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai lu le roman et vu le film avec Jeremy Irons et Mélanie Griffith. Je dois dire que le film traduit bien cet amour naissant. En revanche, le roman ne le montre que très peu, en tout cas, je ne l’ai pas ressenti comme tel. Dès le départ, j’ai senti comme une pression entre HH et Lolita.

Les pages suivantes sont très longues à lire. Il faut dire que l’auteur cherche à démontrer que Lolita le rend fou et Nabokov se perd en digression et autres considérations philosophiques qui n’ont peu leur place. Si bien que, j’ai été perdue par l’intérêt de cette histoire. L’auteur tente de nous repêcher en nous ressassant ses regrets sur ce qui s’est passé tel jour et on se demande bien quel impact cela pourra avoir par la suite. Si bien que la grande révélation de la fin n’a pas été une surprise pour ma part. J’avais hâte de terminer le livre.

En bref, une belle déception pour ce début d’année 2017. J’ai largement préféré le film même si pas mal de détails du livre n’étaient pas évoqués.

L’AUTEUR

Auteur : Vladimir Nabokov

Date de naissance : 22 avril 1899

Ville de naissance : Saint-Pétersbourg

Autres livres : (non exhaustif) Ada ou l’ardeur : Chronique familial, La défense Loujine, La méprise,…

A savoir :

  • Le livre Lolita est adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1962, puis de nouveau par Adrian Lyne en 1997.
  • Dans le roman, Vladimir Nabokov critique la chasse au papillon de l’animatrice du camp où Lolita a passé quelques semaines. En fait, il pratiquait lui-même cette chasse aux papillons.

Knock ou le triomphe de la médecine de Jules Romains

Afficher l'image d'origineNote : 5/5

Pages : 126

Éditions : Folio théâtre

Publication en France : 1924

Ma critique :

Les médecins ne sont pas fiables : soit ils feignent de ne trouver aucune maladie, soit ils diagnostiquent des maladies étonnantes à tout le monde. Tel est le parti pris de cette pièce. Et Jules Romains s’en donne à cœur joie.

Qui n’a pas entendu ces citations « Et la bonne ? Elle enfile des perles » ou « Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ? ». Ne cherchez plus, c’est dans cette pièce que vous l’avez entendu !

Le docteur Parpalaid, redoutable médecin ne pensant qu’à gagner de l’argent, part dans une grande ville et vend son cabinet dans un village qui ne paye pas de mine à Knock. S’il avait su …

J’ai adoré cette pièce, efficace, pleine d’entrain, où on voit petit à petit Knock, le nouveau médecin, se transformer en vrai charlatan pour notre plus grand plaisir.

Citations :

Acte I scène I

Dépendant de tous, vous ne dépendez de personne.

Acte I scène I

Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent.

Acte II scène I

Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ?

Acte II scène V

KNOCK : Il y a longtemps que vous souffrez d’insomnie ?

LA DAME : Très, très longtemps.

KNOCK : Vous en aviez parlé au docteur Parpalaid ?

LA DAME : Oui, plusieurs fois.

KNOCK : Que vous-a-t-il dit ?

LA DAME : De lire chaque soir trois pages du Code civil.

 Je le conseille aux : amateurs de théâtre comiques et/ou de classiques.

J’ai aimé : les citations mythiques, l’humour omniprésent, la répartie de Knock.

 

Challenge Théâtre 2016 - 2017

 

La séquestrée de Poitiers de André Gide

Afficher l'image d'origineNote : 5/5

Pages : 145

Éditions : Folio

Publication en France : 31 mars 1930

Ma critique :

André Gide s’est lancé dans les faits divers et a publié des livres récurrents pour évoquer des cas de justice particuliers, qui peuvent poser des questions. La collection se nommait « Ne jugez pas ».

Je connaissais déjà un peu André Gide : j’ai lu l’école des femmes et la symphonie pastorale. Je n’avais pas ressenti dans ces 2 romans d’attrait spécifique pour les faits divers. Sa plume était d’ailleurs beaucoup plus agréable dans ces deux livres par rapport à « La séquestrée de Poitiers », rédigé comme un rapport de police.

L’histoire qui nous intéresse est atroce : une femme a été séquestrée pendant 25 ans. Elle est retrouvée dans son lit couverts d’excréments, les cheveux et les ongles longs, très maigres,… Pourquoi est-elle là ? Pourquoi sa famille l’a condamnée à rester là ? Pourquoi son frère a-t-il été acquitté lors de son procès ?

Certes, c’est arrivé en 1901 et c’est du passé. Mais, la raison pour laquelle le frère a été acquitté me hérisse le poil. L’époque était très différente : beaucoup de situations familiales et personnelles étaient tabous et il ne fallait pas en parler et c’est ce qui a « sauvé » son frère. Je vous invite à lire ce livre qui ne fait qu’une cinquantaine de pages pour découvrir tout cela.

En bref, j’ai bien aimé cette lecture car on ressent bien l’agacement d’André Gide même sous forme de citation de rapport de police. J’ai eu quelques haut le cœur parfois … A lire à jeun…

Pour plus d’infos sur cette affaire : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-heure-du-crime-mardi-20-mai-2014-la-sequestree-de-poitiers-7772562866

La peste de Camus

Afficher l'image d'origineNote : 5/5

Pages : 335 pages

Première publication en France : 1947

Ma critique :

Que dire d’autre à part que j’ai adoré ! J’ai adoré l’histoire, j’ai adoré le cheminement de l’auteur pour nous montrer l’état d’esprit des habitants d’Oran pendant la peste, j’ai adoré le style d’écriture, j’ai adoré la psychologie de tous ces personnages, …

J’avais lu il y a quelques années «l’étranger » et j’avais été surprise de voir qu’il était plus simple à lire que je ne le pensais. Et puis, j’ai regretté de ne pas avoir essayé d’aller plus loin dans la compréhension de cette œuvre, d’essayer de comprendre ce que voulait dire l’auteur entre les lignes. C’est pourquoi pour la peste, j’ai pris mon temps. Et j’ai beaucoup apprécié. Je l’ai trouvé un peu plus difficile à aborder que l’étranger mais le plaisir était bien présent.

C’est le style de livre dont Philippe Vilain dit qu’il ne se passe pas grand-chose et pour lequel les lecteurs d’aujourd’hui s’ennuient. J’avoue qu’effectivement, si je l’avais lu il y a 10 ans, je n’aurais pas dépassé la 20ème page.

En lisant ce livre, je n’avais pas la grille de lecture qu’il fallait en avoir. J’ai donc pris au premier degré l’histoire. Mais a priori, il fallait y voir une allégorie à la peste brune à savoir les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Le narrateur dont on ne connaît pas l’identité au départ mais qu’on devine assez facilement, nous raconte d’abord combien il a été difficile pour le médecin et pour les autorités administratives de mettre un nom sur la maladie de la peste. Cette partie de l’histoire m’a fait penser, toujours sans connaître la grille de lecture que j’évoquais plus haut, au fait qu’à la période de la seconde guerre mondiale, certaines personnes avaient du mal à prononcer le terme  « guerre » de peur de porter malheur.

L’état d’esprit des habitants d’Oran est finement analysé par Camus : la résignation, la peur, la colère, l’espoir, la tristesse sont évoqués tour à tour. Et on ressent cet état d’esprit vis-à-vis de la religion. Le père Paneloux au début de l’épidémie dans son sermon, va dire aux habitants que ce qu’il leur arrive est de leur faute, parce qu’ils ont pêché. A la fin, son sermon est différent : il va leur dire que ce qu’il leur arrive est la volonté de Dieu et que ne pas affronter l’épidémie en voulant s’échapper de la ville n’est pas bon pour eux. La religion est au centre de cette histoire et j’ai trouvé que ces paroles étaient dures vis-à-vis des habitants.

Tous les personnages évoqués ont une importance cruciale dans l’histoire : le médecin Rieux, Tarrou, Grand, Cottard, le vieux asthmatique, … J’ai adoré d’ailleurs Grand, éternel romantique qui ne terminera jamais sa phrase et pour qui je vais faire honneur en le citant :« Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du Bois de Boulogne ».

En bref, « Chapeau bas ».

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Une fois n’est pas coutume, je vais citer Camus.

 

Son métier continuait, il n’y a pas de congé pour les malades.

 

[…]le narrateur est plutôt tenté de croire qu’en donnant trop d’importance aux belles actions, on rend finalement un hommage indirect et puissant au mal.

La Peau de Chagrin de Balzac

Afficher l'image d'origineNote :  2/5

Pages : 375

Édition : Folioclassique

Publication en France : 1831

Ma critique :

Il s’agit de mon premier Balzac. J’avais envie de le lire à la suite du Portrait de Dorian Gray. L’explication de texte avançait qu’il s’agissait de deux histoires semblables par le côté fantastique et par le côté dramatique. J’ai donc emprunté à la bibliothèque sans hésiter. J’étais loin de me douter que la lecture en serait très difficile. Lire la suite