Rencontre Babelio de Karin Slaughter

J’ai eu la chance d’être sélectionnée pour aller à la rencontre de Karin Slaughter organisée par Babelio le 18 mars 2016 à l’occasion de la sortie de son roman « Pretty Girls ». J’ai eu beaucoup de mal avec cette lecture. J’étais d’autant plus motivée de rencontrer l’auteur pour avoir sa visions des choses. Alors, convaincue ? A vous de voir.

Pour lire ma critique, c’est par ICI.

Pour information, la quatrième de couverture :

Deux sœurs. Deux étrangères. Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente.
A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante… Avec la froide efficacité qui l’a rendue célèbre, Karin Slaughter fait ressurgir la noirceur et la sauvagerie au sein d’une famille frappée par la perte. Elle explore au scalpel les liens qui unissent les personnages et écorche leurs secrets.
Un roman puissant, à vif, par l’un des écrivains contemporains les plus marquants.

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Karin Slaughter a voulu à travers ce lire donner la parole aux victimes. Elle a d’ailleurs une responsabilité en tant qu’auteur de parler de l’impact d’un crime pour plusieurs personnes. En l’occurrence, dans ce roman, les 2 sœurs, Claire et Lydia, et les deux parents ont vécu chacun à leur manière la disparition de Julia. Le crime est toujours dans l’esprit des deux sœurs même une dizaine d’année après. Elles ont d’ailleurs été impactées,  : Claire par la surprotection de son mari qu’elle souhaitait et la drogue pour Lydia. Sans dévoiler la fin du livre, le père indique dans sa dernière lettre comment il voyait ses filles s’il n’y avait pas eu de crime.

Le doute et la confiance sont prégnant dans ce roman. L’auteure a tenu à créer des personnages enigmatiques pour que le lecteur se pose la question de savoir qui est le méchant et qui est le gentil.

Ici, le personnage principal n’est pas un policier. C’est ce qu’elle cherchait. Elle souhaite pouvoir s’améliorer de livre en livre et elle cherche donc l’originalité, quelque chose de nouveau. Le défi d’écrire ce roman a été de travailler sur des personnages qui n’ont pas l’habitude de travailler sur des scènes de crime.

Karin Slaughter est revenu à plusieurs reprises sur le thème du féminisme. Elle a été interloquée dans le passé par les questions et remarques de journalistes à propos de ses romans. Il lui est arrivé qu’on l’interroge sur le fait d’écrire « comme un homme », à savoir décrire des scènes violentes. De nos jours, les hommes apprécient d’avoir le point de vue des femmes.

Elle ne cherche en aucun cas à glorifier les criminels. Les courriers de meurtriers qu’elle reçoit pour lui signifier que les scènes qu’elle décrit sont réalistes, la dégoûtent.

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Au final, je n’ai pas vraiment changé d’avis sur ce livre, même si j’ai une vision plus profonde de ce roman. Comme je le disais, je ne m’arrêterai pas en si bon chemin, je tenterai un jour un autre roman d’elle.

Avez-vous un roman à me conseiller de cet auteur ?