Rebecca de Daphné du Maurier

https://i2.wp.com/ecx.images-amazon.com/images/I/51b5T5NGiRL._SX195_.jpgLE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 633

Éditions : Le Livre de Poche

Publication en France : 1938

Ma critique :

Quoi de mieux que de commencer l’année avec un classique efficace et passionnant ? J’ai enfin réussi à trouver un moment pour lire un roman de Daphné du Maurier et je n’ai aucun regret.

Rebecca est l’ancienne femme de Maxim. Elle est décédée lors d’un accident de bateau et depuis, le manoir Manderley est comme hantée par son souvenir. Les domestiques l’appellent Mme de Winter malgré le fait que Maxim se soit pourtant remarié depuis.

L’auteur ne nous donne pas vraiment beaucoup d’élément en faveur de la nouvelle femme de Maxim : on ne connaît même pas son prénom. Toute la première partie du roman, elle est effacée et n’arrive pas à s’imposer face à son propre mari, ni auprès des domestiques. On a d’ailleurs du mal à croire au couple des Winter au départ.

La force de ce roman est le mystère conservé de bout en bout et le fait que l’on est un peu comme la nouvelle femme de Winter : on est dans le doute constamment. Il faut dire qu’elle ne cherche pas à savoir ce qui s’est passé dans cette maison du temps de Rebecca et qu’elle ne veut pas le savoir de peur d’être comparée à elle.

En bref, une très belle découverte que ce roman. Je compte bien continuer à découvrir des romans de cette auteure.

L’AUTEUR

Auteur : Daphné du Maurier

Date de naissance : 13 mai 1907

Ville de naissance : Londres

Autres livres : (non exhaustif) Ma cousine Rachel, L’auberge de la Jamaïque, Le bouc émissaire

A savoir :

Les romans L’auberge de la Jamaïque et Rebecca ont été portés à l’écran par Alfred Hitchcock.

E=MC² mon amour de Patrick Cauvin

Afficher l'image d'origineLE LIVRE

Note : 4/5

Pages : 186

Éditions : Le Livre de Poche

Publication en France : 1977

Ma critique :

Bingo ! J’ai enfin lu ce petit roman connu et reconnu. Alors, oui forcément, j’ai un peu passé l’âge de lire ce genre de livre. Mais c’est un peu comme la trilogie de Pagnol, il faut le lire adolescent et adulte. De cette façon, on voit si on a grandi et si on ressent la même chose en les lisant. Comme je n’avais pas lu E=MC² mon amour étant ado, c’est avec mes yeux d’adultes que je me suis emparée de cette histoire et j’ai bien rigolé. Mais je me suis pas mal ennuyée à certains moments. Mais n’allons pas trop vite.

Daniel et Lauren sont deux enfants surdoués. Ils vont se rencontrer lors de vacances. Ils vont se parler au départ tous les soirs et tomber amoureux. Le hic, c’est qu’au moment de revenir à Paris, leurs deux mondes vont les séparer. Elle vit dans les quartiers bourgeois et lui dans la banlieue parisienne. Ils vont tout faire pour se retrouver le plus souvent possible mais ils vont aussi devoir mentir à leur entourage pour se voir.

Alors j’ai beaucoup ri par moment car les deux enfants s’interrogent sur leur situation et se moquent de leurs parents. La scène dont je me souviendrais toujours est celle de l’achat de la bague : Daniel décide naïvement d’aller dans les beaux-quartiers pour lui acheter une bague qui ferait plaisir à Lauren mais il va vite se rendre compte que les prix ne correspondent pas à son budget … Il faut dire qu’il ne choisit pas la rue la moins connue…

Par moment, je me suis ennuyée… tout simplement parce que le livre est avant tout destiné à des adolescents et que l’humour est parfois un peu lourd. Il y a de très longs passages sans intérêts pour ma part, mais c’est aussi à travers ces moments là qu’on finit par s’attacher à ses personnages. L’auteur parle de la vie qui passe finalement.

En bref, j’ai apprécié ma lecture même si j’ai un chouïa dépassé l’âge.

LE LIVRE

Auteur : Patrick Cauvin

Date de naissance : 6 octobre 1932

Ville de naissance : Marseille

Autres livres : (non exhaustif) Pythagore je t’adore, Monsieur Papa, Haute pierre

A savoir :

La suite de E=MC² mon amour est Pythagore je t’adore.

Tout comme Daniel, le personnage de son roman, il est fan des films américains.

Il a aidé Joseph Joffo à écrire « Le sac de billes ».

Amélia de Kimberley McCreight

Note : 4/5

Pages : 576

Éditions : Le Livre de Poche

Publication en France : 2016

Ma critique :

Pourquoi Amélia a-t-elle sauté du toit de son lycée ? Que s’est-il passé cette journée-là ? A-t-elle vraiment sauté ? Ce sont les questions que se posent en boucle sa mère, Kate, après avoir appris la mort de sa fille. « Suicide » conclut un peu vite le lycée. Et si ce n’était pas le cas ?

Ce qui m’a gêné dans ce livre au premier abord, c’est le manque de rythme au départ. J’ai eu du mal à avoir de l’empathie pour sa mère. Je ne comprenais pas qui elle était et où elle voulait en venir. Et puis, les premiers textos qu’elle reçoit ont fait un peu bouger les choses et on entre dans le monde d’Amélia. Et on peut dire qu’il est loin d’être aussi simple qu’on pouvait le croire.

J’ai adoré me faire balader tout au long de ce roman. Les multiples rebondissements m’ont bien surprise et la fin n’était pas devinable. Enfin pour ma part, je ne l’avais pas deviné, et c’est pour moi un grand atout.

Ce livre est finalement triste. Amélia est très attachante et on a envie de la protéger des autres.

En bref, une bonne réussite pour ma part, malgré un début peu engageant.

Antigone de Sophocle

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Note : 5/5

Pages :70

Éditions : Le Livre de Poche

Ma critique :

Antigone a vu ses frères mourir : l’un a le droit aux éloges funéraires, l’autre à rien. Antigone veut à tout prix que ses deux frères soient ensevelis sous terre pour leur honneur et va en payer le prix : Créon, qui a ordonné cette condamnation ne changera pas d’avis : elle mourra.

J’avais lu Antigone, il y a fort longtemps, en tout cas la version d’Anouilh. J’avais un vague souvenir de l’histoire et je trouve cette pièce très forte : aussi bien du côté d’Antigone, que du côté d’Hémon qui va pour l’amour de sa femme, la soutenir, quitte à mettre sa vie en jeu.

J’ai beaucoup aimé cette pièce.

Lettres à la jeunesse – Collectif

Lettres à la jeunesse

Note : 2/5

Pages : 160

Éditions : Le livre de Poche

Publication en France : 15 juin 2016

Ma critique :

En 1897, Emile Zola rédige une brochure dont le titre est « Lettres à la jeunesse ». Il fait appel à la jeunesse pour réagir à l’injustice qui est en cours : Dreyfus est condamné avant tout parce qu’il est juif. Zola dénonce les manifestations de rue qui s’acharnent sur un juif, sur sa famille et sur les rares Dreyfusards qui osent se revendiquer comme tel. Il veut une certaine idée de la justice et veut renouer avec la tradition des combats anciens de « la jeunesse des écoles » se dressant devant la tyrannie.

Ce livre se veut donc être un recueil de texte d’auteurs, d’artistes, d’intellectuels qui évoquent la jeunesse. J’ai eu beaucoup de mal à cerner le lien entre tous ses textes parce que je pensais que comme Zola, ces textes avaient pour but de faire réagir les jeunes sur des faits d’actualités, ou tout au moins des faits politiques. En fait, il ne s’agit pas que de cela et c’est ce qui m’a perturbé au départ car je recherchais des éléments qui n’y étaient pas forcément.

Il y a beaucoup de sentimental, de regrets de la jeunesse passée, des rêves qui s’effondrent, des déceptions, des ambitions revues à la baisse mais aussi des revendications fortes pour l’avenir. Les auteurs sont variés puisqu’on peut passer d’une page à l’autre de Socrate à Delphine de Vigan, en passant par Pétain ou Louane, la chanteuse. La lecture n’est pas simple mais elle est aidée de brèves introductions pour resituer le contexte des documents. La chronologie est respectée mais j’aurais préféré avoir un classement de texte par thèmes et par type de message à diffuser.

Je terminerais par dire que je ne peux pas vraiment savoir si je suis la cible réelle de ce type de livre : d’une, parce que j’ignore l’âge à laquelle on peut dire qu’on fait encore partie de la jeunesse, et de deux, pour moi, la jeunesse est rebelle. Je ne sais pas vraiment si des « jeunes » se mettraient à lire ce livre qui se veut moralisateur car ce n’est pas réellement ce que l’on recherche quand on souhaite s’émanciper.

En bref, une lecture instructive mais sans plus.

Je remercie Netgalley et le Livre de Poche pour cette lecture.

J’avais aimé « Lettres à mon père » dont vous trouverez ma critique ICI.

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Le tendre baiser du tyrannosaure de Agnès Abécassis

Le Tendre baiser du Tyrannosaure par AbécassisNote :  5/5

Pages : 352

Édition : Le livre de poche

Publication en France : 2016

Ma critique :

Je tiens dans un premier temps à remercier Le livre de Poche et Netgalley pour l’envoi de cet e-book.

J’ai adoré ! Que dire de plus ?

En démarrant ma lecture, j’avais l’impression que l’auteure sortait de son univers où elle donnait la parole à une femme éternellement célibataire, ou sur le point de l’être ou de ne plus l’être. En fait, on retrouve pas mal de personnages dans ce livre et on apprend à les connaître par leurs histoires personnelles, leur problèmes de couples, leurs difficultés au travail, leur solitude, leurs angoisses, … Et puis, un peu plus tard, on découvre Ava qui est le type de personnage que j’apprécie de retrouver quand je lis des romans d’Agnés Abécassis : une femme complètement délurée, avec un quotidien plus ou moins stable. En l’occurrence, Ava démissionne de son poste parce qu’elle a enfin trouvé une excuse pour franchir le pas.

J’ai finalement adoré ce mélange de situations, toutes réalistes et toutes bien traitées avec beaucoup d’humour. Il a fallu que je prenne quelques notes au départ pour me rappeler qui est qui et par rapport à qui. Mais au final, j’ai l’ai lu rapidement.

Beaucoup d’humour donc, des dialogues percutants, du feel-good qui fait du bien, et un final qui donne le sourire. Que du bonheur !

Autres chroniques :

Les tribulations d’une jeune divorcée

Au secours, il veut m’épouser

Le pigeon de Patrick Süskind

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Il y a des journées comme ça où on se dit qu’on aurait dû rester bien au chaud sous la couette. C’est ce qui est arrivé ce jour-là à Jonathan, célibataire endurci, friand de son train-train quotidien.

Il vit dans un petit studio, qu’il loue depuis une vingtaine d’année maintenant, ces journées sont réglées à l’heure près. Il est vigile dans une banque parisienne et son travail consiste à ouvrir une barrière lorsque la limousine de son patron arrive. Bref, une vie monotone que Jonathan apprécie comme telle. Lire la suite