Éloge de la marâtre – Mario Vargas Llosa

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Note : 3/5

Nombre de pages : 211

Edition : Folio

4ème de couverture :

Don Rigoberto découvre le plaisir des sens entre les bras de Doña Lucrecia, sa seconde épouse. Mais il a un rival en la personne de son propre fils, Alfonsito, qui, avec une blonde ; enfantine et désarmante perversité, séduit sa marâtre.

Mon avis :

Lu dans le cadre du challenge Nobel 2013/2014

Très amoureux, Don Rigoberto épouse en secondes noces Doña Lucrecia. Ce couple a beaucoup de fantasmes. Ils s’octroient des petits noms faisant référence à des tableaux dont leur demeure est décorée. Pour conserver la flamme, Don Rigoberto s’adonne à sa passion, ses ablutions avec grands soins. Son fils est en revanche moins enthousiaste à cette union et Doña Lucrecia s’en inquiète.

La 4ème de couverture était alléchante. J’étais loin de m’attendre à tant de surprises.

Tout d’abord, l’histoire de fond est entrecoupée de fantasmes et d’interprétations du couple sur des toiles comme Jacob Jordaens, François Boucher, Le Titien, … On retrouve sur l’édition Folio la pinacothèque reprenant en image ces tableaux. C’est assez perturbant pour le premier tableau car on ne situe pas géographiquement ni dans le temps l’histoire. On se retrouve au temps de l’avant Turquie. J’avoue que j’étais très perplexe, cette époque-là ne m’intéresse pas vraiment. Il n’est pas indiqué la période précise de l’intrigue, mais Don Rigoberto est agent d’assurances, donc on peut aisément le situer au 20ème siècle.

De plus, les scènes érotiques arrivent très vite et sont très présentes. Je n’ai jamais lu de livres érotiques. J’aime bien au final !! Mais je ne m’attendais pas à ça en prenant un livre d’un auteur nobélisé.

Enfin, les scènes des ablutions de Don Rigoberto sont très explicites. Ce livre est à lire pour qui veut connaître le détail de la toilette des oreilles, pied, nez,… Autre chapitre à découvrir, Don Rigoberto s’adonne à la défécation avec tous les détails qui vont bien… Personnellement, je trouve que ça ne mets pas du tout en valeur le personnage. D’ailleurs, à part ces scènes mythiques, on ne le connaît finalement qu’aux derniers chapitres.

Au-delà de son aspect déroutant, le fond de l’histoire entre Don Lucrecia et Alfonsito est particulier. Les réactions d’Alfonsito sont très ambigües vis-à-vis de sa marâtre. Il va profiter de la vulnérabilité de Don Lucrecia et va les amener dans une situation bien compliquée.

Ce roman est très court, se lit très vite et fait rire plus d’une fois. Je pense sincèrement qu’il faut aller jusqu’au bout du livre car il en mérite le détour, surtout pour la fin pour ma part. Ce livre a une suite « les cahiers de Don Rigoberto ». Je pense que je le lirai.