Spirales de Tatiana de Rosnay

Résultat de recherche d'images pour "spirales de rosnay"LE LIVRE

Note : 4/5

Pages : 201

Éditions : Plon

Publication en France : 2013

Ma critique :

Hélène, une femme bourgeoise, a une vie bien rangée, une vie un peu à la marge et se met dans une situation hors du commun. Elle va voir une amie malade et rencontre un homme qui lui fait des avances. Elle est choquée et repart chez elle. Puis elle décide de revenir voir cette amie et fait en sorte de retomber sur cet homme. Ils finissent par coucher ensemble, … mais l’homme a une crise cardiaque pendant l’acte et perd la vie.

S’en suit alors une spirale pour notre héroïne. Elle va mentir à son entourage, en l’occurrence à son mari. Non pas par rapport à son infidélité, puisque son mari lui-même lui a été infidèle, mais bien par rapport du qu’en-dira-t-on. Elle, une bourgeoise bien rangée, à qui tout réussit, qui a eu des enfants, comment a-t-elle pu coucher avec un homme à qui elle n’a jamais parlé et qui est mort dans ses bras.

Comme elle ne s’est jamais plainte, personne ne va s’inquiéter pour elle malgré sa tristesse, ses angoisses, …

C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure (en plus de Moka) et j’ai vu deux films adaptés de ses romans (Boomerang et Elle s’appelait Sarah). A chaque fois, Tatiana de Rosnay parle de femmes qui se posent 30 questions par minutes et c’est bien ce qui est le plus frustrant dans ses livres. Les situations de départ sont très intéressantes, on a envie de connaître la fin. On vit l’angoisse du personnage principal, on vit en même temps ce que vit. Et c’est ce qui nous emporte facilement et nous fait tourner les pages les unes après les autres. C’est ce que j’apprécié dans les romans de Tatiana de Rosnay.

Le gros hic de ce livre est la fin. En fait, la fin est tellement ouverte que l’auteure nous laisse seuls face à nos interrogations et il nous reste à imaginer ce qui a pu se passer pour Hélène. Beaucoup de lecteurs ont été surpris par cette fin. L’auteure a d’ailleurs donné une explication ICI.

En bref, une bonne lecture même si la frustration a été grande face à cette fin.

L’AUTEURE

Auteur : Tatiana de Rosnay

Date de naissance : 28/09/1961

Ville de naissance : Neuilly-sur-Seine

Autres livres : (non exhaustif) Moka, Elle s’appelait Sarah, Le voisin, …

Site Internet : http://www.tatianaderosnay.com/index.php/bio

Page Facebook : https://www.facebook.com/tatianaderosnay/?fref=ts

D’extase et d’amour féroce de Dylan Landis

Note : 4/5

Pages : 184

Éditions : Plon

Publication en France : 18 août 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier Netgalley et Plon pour l’envoi de cet e-book.

Il s’agit de plusieurs scènes de la vie d’adolescente de Rainey dans les années 70 à New York. Elle vit dans une maison à Greenwich Village avec son père, musicien de jazz très connu, sa mère l’a abandonnée depuis quelques années.  Des musiciens vivent sous le même toit que Rainey et de son père Howard et elle est complètement délaissée par son propre père. En fait, dans la maison, les musiciens femmes et hommes couchent les uns avec les autres. Certains sont attirés par Rainey et vont parfois trop loin avec elle. Malgré ses demandes, elle ne peut pas partir de la maison. Elle devient méchante et n’arrive pas à quitter cet univers angoissant, terrifiant pour elle. Elle se rebelle et veut à tout prix plaire aux hommes quels qu’ils soient.

L’auteur fait en sorte qu’on ne comprenne pas tout, tout de suite et on apprend à connaître Rainey au fil de l’eau. J’ai été finalement complètement happée par cette histoire à la fois dérangeante, repoussante et incompréhensible. La superposition de scènes un peu décousues, faisant découvrir une Rainey d’année en année, ne nous aide pas à en mieux comprendre et les pages se tournent donc très vite, happé par la curiosité. On apprend à apprécier Rainey et on la voit évoluer d’année en année.

En bref, j’ai beaucoup aimé ce livre. Il m’a surprise, parce que ce n’est pas le style de lecture que j’ai habituellement. Il est complètement envoûtant et dérangeant en même temps.

La Mésange et l’ogresse de Harold Cobert

 La mésange et l'ogresse par CobertNote : 5/5

Pages : 425

Éditions : Plon

Publication en France : 18 août 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier dans un premier temps Netgalley et les éditions Plon pour l’envoi de cet e-book.

Il faut avoir le cœur bien accroché pour se lancer dans ce roman. Malgré tout, le livre est fait de manière à pouvoir revivre l’enquête qui a abouti à l’arrestation du couple Fourniret. Bien que je sache comment ça se termine j’ai eu envie de savoir comment les policiers allaient arriver à les coincer tous les deux.

Monique Fourniret est auditionnée à plusieurs reprises à compter du mois d’août 2003. Très tôt, les policiers vont comprendre que Monique Fourniret n’est pas toute blanche dans l’histoire contrairement à ce qu’elle a envie de faire croire. Malgré tous les faits accablants, Michel et Monique Fourniret ne lâchent rien pensant qu’ainsi, lui, l’ogre pourrait sortir de prison.

Elle, c’est une femme simple, qui ne se rend absolument pas compte de ce qu’elle a fait. Au moment où son mari est arrêté, on n’a pas vraiment l’impression que ça l’étonne et elle va même finir par se plaindre du harcèlement que leur fait subir, non seulement les policiers mais ses voisins également. Elle se plaint notamment que la cantine où elle travaille ne veuille pas la reprendre du fait de la situation de la famille Fourniret. Les médias se sont en effet vite accaparé l’histoire.

Il y a pas mal de scènes d’agression qui sont racontées à la manière d’un rapport de police. Aucun sentiment ou d’émotion n’en découlent et c’est d’autant plus choquant à lire. Heureusement, l’auteur n’entre jamais dans les détails ; il y a tout de même quelques scènes qui ne sont pas expliquées pour laisser l’imagination du lecteur prendre le relais. Mais je reste persuadée qu’on est très loin de pouvoir imaginer tout ce qu’il s’est passé.

Il y a deux passages qui m’ont marquée plus que d’autres :

  • L’enquêteur demande à Monique Fourniret si elle aime son mari. Elle va avoir une réponse mémorable qui résume toute sa personne. C’est à vomir.
  • Le couple parle en code et notamment de « MSP ». On finit par savoir ce que cela signifie à leurs yeux…

En bref, j’ai beaucoup aimé ce livre en dépit du thème très noir… Le roman est très réussi. La pression monte chez les policiers et le lecteur la ressent de son côté aussi. De plus, l’auteur a réalisé un véritable travail pour nous faire rentrer dans la psychologie de ce monstre qu’est Monique Fourniret. Comment une femme peut en arriver à faire ça, à cautionner ça, à avoir vécu ça…. J’ai eu envie de la secouer à plein de reprises.

Il y a eu bien des moments où je me suis dit que jamais je ne pourrais être policière : je ne pourrais jamais avoir la moindre conversation avec ce genre de personne sans lui sauter dessus !

En attendant la sortie du livre le 18 août prochain, il est possible de regarder l’émission « Faites entrer l’accusé » qui parle de l’affaire.