Albert le magnifique de Brigitte Benkemoun

Albert le magnifique par BenkemounNote : 2/5

Pages : 306

Éditions : Stock

Publication en France : 7 septembre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier les éditions Stock et Netgalley pour cette lecture.

Brigitte Benkemoun est journaliste. Elle a l’âge qu’Albert avait quand il est mort à Auschwitz. Dans ce livre, elle nous livre l’histoire d’Albert,son arrière grand-oncle, à travers ses recherches auprès de sa famille et de pas mal de contacts. Elle va découvrir des photos, des documents écrits d’Albert, des documents retraçant son parcours à l’armée, son parcours de vie, …

J’ai lu pas mal de livres sur le sujet de l’anti-sémitisme et plus particulièrement sur la seconde guerre mondiale. Je connaissais moins l’anti-sémitisme en Algérie à la fin du 19ème siècle. Albert aura vécu cette période sans se douter qu’il vivra encore pire une fois adulte.

L’histoire aurait pu être intéressante si elle m’avait apporté quelque chose. Seulement, j’ai eu souvent l’impression de rentrer dans l’intimité d’une personne contre son gré. Je n’ai même pas réussi à m’attacher à ce personnage qui me reste éloigné malgré les 300 pages de biographie. Ce qui me gêne aussi, c’est que finalement, hormis les documents que la journaliste a retrouvé, on ne connaît pas grand-chose d’Albert. On ne connaît pas sa personnalité : l’auteure ne fait qu’imaginer la vie et le ressenti d’Albert tout au long de sa vie.

Je suis passée à côté de ce livre. J’ai eu souvent la sensation que l’auteure a voulu raconter la vie d’un personnage, certes atypique, mais qui a vécu une histoire assez commune pour pas mal de personnes au final. Beaucoup d’Algériens ont combattu pour la France et ont été traité comme Albert. Le but de l’auteure était peut-être d’expliquer au grand public le besoin vital pour les juifs d’Oran de vouloir s’intégrer dans cette Algérie française ; ils ont effectivement combattu pour la France et je reconnais que cet aspect-là est moins souligné par la plupart des médias. J’ai beaucoup aimé ce passage parce que j’apprenais une partie de notre histoire commune. Seulement, j’ai vite été perdue par les détails de l’arrivée à Nice et à Paris d’Albert.

Dommage.

Célibataire longue durée de Véronique Poulain

Célibataire longue durée par PoulainNote :  4/5

Pages : 216

Édition : Stock

Publication en France : 2016

Ma critique :

Je tiens dans un premier temps à remercier les éditions stock et Netgalley pour ce partenariat.

Ma référence en matière de chick-lit est Agnès Abecassis. C’est à travers elle que j’ai découvert ce type de roman qui m’a plu dès le départ. Je n’en abuse pas non plus parce que le thème est souvent le même et je n’aime pas trop lire toujours la même chose.

Il faut dire que cette auteure, Véronique Poulain, est connue pour son premier roman qui  a librement inspiré le film « la famille bélier ». A priori, on ne l’attendait pas dans ce registre. En tout cas pas moi. Pour tout dire, j’ai été attirée par ce roman car il a été vivement critiquée par l’émission ça balance à Paris sur Paris Première. Je trouvais que les critiques étaient violentes, caricaturales, etc… Bizarrement, ça m’a donné envie de m’y plonger. Et ce fut une jolie surprise plein d’humour, de good-feeling, … Un roman chick-lit quoi.

Femme d’une cinquantaine d’année qui est célibataire depuis quelques années maintenant, Vanessa Poulemploi n’a pas de relations sérieuses. Elle vient de se faire licencier il y a quelques temps et elle tente de reprendre tout depuis le début, de se remettre en question, de remettre les compteurs à zéro.

On a l’impression qu’elle n’a pas vraiment 50 ans, qu’on a affaire à une adolescente.  C’est un peu le sentiment que j’ai eu parfois en parcourant les chapitres. On est un peu dans le registre de Bridget Jones,et ça fait du bien. Je ne pense pas qu’il y ait vraiment un âge pour se lâcher, pour tout prendre un peu tout sur le ton de l’humour et heureusement d’ailleurs. Qui ne fait pas la folle de temps en temps ? Qui n’a pas rêvé d’écrire son journal intime et d’écrire un peu tout ce qui nous passait par la tête ?

L’histoire qu’elle vit à distance avec Vladimir donne un peu de suspense au final. Vont-ils finir un jour par se rencontrer ? Là, pour le coup, j’avais un peu le sentiment d’être dans le film « vous avez un message » avec Meg Ryan. Va-t-elle finir par rencontrer l’Homme avec un grand H ?

En bref, ce fut une bonne lecture divertissante. Ce livre aura eu l’avantage de me prouver une fois de plus que je ne dois pas me formaliser des avis plus ou moins arrêtés de certains critiques : ce n’est certes pas de la grande littérature mais qu’est-ce que ça détend !