Lucrèce Borgia de Victor Hugo

Afficher l'image d'origineNote : 5/5

Pages : 91

Éditions : Librio

Première publication en France : 1833

Ma critique :

Lucrèce Borgia est une femme coupable de nombreux crimes, d’inceste, d’adultère, … Elle est amoureuse de Gennaro. Seulement voilà, Gennaro est son fils. Pour plusieurs raisons, il ne connaît pas sa famille et pense qu’il n’a ni mère, ni père. Il va connaître Lucrèce Borgia et va être attiré par elle comme si il se doutait de quelques chose. Lorsqu’il apprend par ses compagnons d’armes que Lucrèce Borgia est loin d’être un ange, il va vouloir se venger d’elle en l’humiliant.

J’ai adoré cette pièce. Elle reprend tous les codes du théâtre classique à savoir les quiproquos, les renversements de situations,… La seule différence au premier abord est que les personnages ne parlent pas en rime : Victor Hugo use de la prose.

En bref, une pièce de théâtre facile à lire, à comprendre et à apprécier, même si la famille Borgia est loin d’être simple.

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Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

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Note :  4/5

Pages : 671

Édition : GF

Publication en France : 1831

Ma critique :

Je précise tout de suite que je suis chargée de rédiger le compte-rendu du book-club de Livraddict qui avait pour thème « un roman se passant au moyen-âge » et dont Notre-Dame de Paris avait été choisi.

Je n’ai pas rédigé dans son intégralité ma chronique avant d’assister aux discussions qui ont eu lieu le 1er juin 2016 entre 18 heures et minuit. Mais j’avais noté quelques idées, que je restitue ici. Tout ça pour dire que ce que je vais indiquer plus bas n’est que mon avis et ne reflète en rien ce qui s’est dit lors de ce book-club.

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Le livre a été relativement complexe à aborder du fait que l’on se heurte souvent à des descriptions de la ville de Paris, de la cathédrale,… On commence par une représentation d’un mystère et pour le coup, tout ça devient bien mystérieux. On se demande où va nous amener l’auteur et surtout quand est-ce que les personnages que l’on connaît tous, vont intervenir. Quasimodo fait finalement vite son apparition et on est alors vite rassuré sur le fait qu’il s’agit bien de l’histoire de Quasimodo, d’Esméralda, …

Il faut dire que le fait de connaître le dessin animé de Walt Disney ou la comédie musicale nous donne l’impression d’avoir tout compris à l’histoire. Seulement, voilà, il s’agit bel et bien d’adaptations qui ont été ma foi bien édulcorées.

Le début de l’intrigue commence réellement au bout de 200 pages. L’histoire devient intéressante et on retrouve les grandes lignes des adaptations. Cependant, Victor Hugo sème de temps en temps des scènes relativement longues et relativement ennuyeuses : je pense notamment à la scène où le roi intervient. L’histoire prenait pourtant une tournure intéressante, pleine d’actions et on se retrouve avec un long dialogue qui ralentit complètement le rythme.

A côté de ça, l’auteur nous offre des scènes relativement drôles : il arrive à ridiculiser ses propres personnages et en particulier Gringoire ou les magistrats. La scène du livre 6 chapitre 1 m’a beaucoup plu : il s’agit de la scène où Quasimodo est interrogé par l’auditeur qui est sourd. Quasimodo étant sourd lui-même, l’audition ne se passe pas réellement comme il devrait se passer. C’est très drôle.

Pour ce qui est des personnages, ils sont assez caricaturaux dans le sens où l’histoire se veut être racontée comme un conte : on a donc un prince charmant, Phoebus qui ne pense qu’à son plaisir personnel, une princesse, Esmeralda, très naïve, qui rêve de son prince charmant et qui ne voit que ses qualités (il n’y a qu’elle qui en voit d’ailleurs), Gringoire, l’opportuniste qui retourne sa veste en fonction du vent, Quasimodo, qui vit reclus,… Au gré de l’avancée et de l’intrigue, on est plus proche ou plus éloigné d’un des personnages principaux. Si bien qu’on n’est finalement attaché à aucun personnage mis à part Esmeralda et Quasimodo.

En bref, une bonne lecture, un classique à connaître, à surmonter même, mais un plaisir au final que l’on ne regrette pas.