Quoi de neuf, petit homme ? de Hans Fallada

Note : 5/5

Pages : 444

Édition : Denoël et d’ailleurs

Première publication : 1950

4ème de couverture :

Allemagne, années 30. Johannes Pinneberg, petit comptable de province, et Emma Mörschel, fille d’ouvriers, s’aiment d’un amour sans nuage. Lorsqu’ils découvrent la grossesse d’Emma, ils décident de se marier. Mais en ces années noires, construire une vie de famille n’est pas chose aisée. La société allemande est à la dérive, minée par la crise économique, les conflits sociaux et idéologiques. Insatiables amoureux, Emma et Johannes lutteront sans relâche contre la vague de désolation qui les tire vers le fond.
Hans Fallada décrit avec talent l’Allemagne de Weimar, et excelle à rendre la vie des petites gens. Satire sociale et grand roman d’amour, Quoi de neuf, petit homme ? est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature allemande d’avant-guerre.

Ma critique :

Dans les années 30, en Allemagne, le Môme et Bichette, comme ils s’appellent entre eux, sont en couple depuis quelques temps et apprennent que Bichette est enceinte. Ils se marient et s’installent dans la ville d’origine du Môme. Seulement, son emploi est plus que précaire : son employeur abuse de ses employés en leur faisant faire des heures supplémentaires à foison et en les traitant très mal. A cause d’une mauvaise parole, il se fait licencier et le couple se retrouvent à devoir trouver un autre emploi pour survenir à leurs besoins.

Sous couvert de la crise économique qui a touché entre autre l’Allemagne, l’auteur nous dépeint les années difficiles d’un couple. Les économies et le stress du travail de plus en plus exigeant rendent leurs situations difficiles. Mais au-delà de ce sujet, c’est bien une véritable histoire d’amour qu’il s’agit : leurs difficultés les soudent de jour en jour et la venue du Mouflet, le bébé les rendent heureux.

Le Môme est très négatif et Bichette est plus positive. Ce qui rend les choses réalistes en quelque sorte, c’est qu’on finit par s’attacher à ce couple et à leurs enfants : au milieu du livre, j’ai eu très peur pour eux. C’est un bon signe pour dire que j’ai vraiment apprécié ce livre.