Fanny de Marcel Pagnol

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LE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 186

Éditions : De Fallois

Première publication en France : 1931

Ma critique :

Marius est donc parti. César attend fiévreusement tous les jours le facteur au cas où une lettre de lui arriverait. Et Fanny est triste. Voilà comment on retrouve nos personnages dans ce nouveau tome. Qu’il est bien triste celui-ci. C’est fébrilement (et naïvement) que je voulais que les choses se terminent bien pour eux tous. Les pages ont vite défilé. On retrouve le talent de Marcel Pagnol pour nous attacher aux personnages, les rendre drôles, attachants et terriblement émouvants à la fois.

Je n’ai plus qu’à terminer par César.

L’AUTEUR

Auteur : Marcel Pagnol

Date de naissance : 28 février 1895

Ville de naissance : Aubagne

Autres livres : (non exhaustif) La gloire de mon père, le château de ma mère, Le temps des amours, Le temps des secrets, Marius, César,…

A savoir :

On ne présente plus Marcel Pagnol. Je ne l’ai pas aimé lorsque ses livres m’étaient imposés à l’école. Je me suis prise de passion pour cet auteur depuis quelques années seulement.

  • Pour les plus passionnés, le site des amis de Marcel Pagnol propose une « auto-randonnée » sur les pas de l’auteur. A voir en suivant ce lien :  http://www.marcel-pagnol.com/randonnee-audiorandonnee-dans-les-pas-de-marcel,7.html
  • Son amour pour Marseille est connu de tous : « À Marseille, je suis toujours enfant, à Paris, je suis vieux… » Marcel Pagnol
  • Il finira par acheter le château de la Buzine, le fameux château du tome 2 de sa trilogie. Il en fera sa « cité du cinéma ».

Site Internet : http://www.marcel-pagnol.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/Marcel.Pagnol.groups/

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Marius de Marcel Pagnol

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Note : 5/5

Pages : 187

Éditions : Editions de Fallois

Publication en France : 1929

Ma critique :

Une pièce indémodable s’il n’y avait pas ces a priori sur la relation entre Fanny et Marius. César, le patriarche, râleur mais attachant, Marius, malin et rêveur, et Fanny, amoureuse et indécise, ces trois personnages sont tout à la fois émouvants et drôles. Avec ces tirades cultes comme « tu me fends le coeur », j’ai passé un très bon moment avec cette pièce de théâtre.

Je retiendrai de ce livre la recette inratable du mandarin-citron-curaçao.

Coup de cœur !!!

Antigone de Sophocle

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Note : 5/5

Pages :70

Éditions : Le Livre de Poche

Ma critique :

Antigone a vu ses frères mourir : l’un a le droit aux éloges funéraires, l’autre à rien. Antigone veut à tout prix que ses deux frères soient ensevelis sous terre pour leur honneur et va en payer le prix : Créon, qui a ordonné cette condamnation ne changera pas d’avis : elle mourra.

J’avais lu Antigone, il y a fort longtemps, en tout cas la version d’Anouilh. J’avais un vague souvenir de l’histoire et je trouve cette pièce très forte : aussi bien du côté d’Antigone, que du côté d’Hémon qui va pour l’amour de sa femme, la soutenir, quitte à mettre sa vie en jeu.

J’ai beaucoup aimé cette pièce.

Knock ou le triomphe de la médecine de Jules Romains

Afficher l'image d'origineNote : 5/5

Pages : 126

Éditions : Folio théâtre

Publication en France : 1924

Ma critique :

Les médecins ne sont pas fiables : soit ils feignent de ne trouver aucune maladie, soit ils diagnostiquent des maladies étonnantes à tout le monde. Tel est le parti pris de cette pièce. Et Jules Romains s’en donne à cœur joie.

Qui n’a pas entendu ces citations « Et la bonne ? Elle enfile des perles » ou « Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ? ». Ne cherchez plus, c’est dans cette pièce que vous l’avez entendu !

Le docteur Parpalaid, redoutable médecin ne pensant qu’à gagner de l’argent, part dans une grande ville et vend son cabinet dans un village qui ne paye pas de mine à Knock. S’il avait su …

J’ai adoré cette pièce, efficace, pleine d’entrain, où on voit petit à petit Knock, le nouveau médecin, se transformer en vrai charlatan pour notre plus grand plaisir.

Citations :

Acte I scène I

Dépendant de tous, vous ne dépendez de personne.

Acte I scène I

Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent.

Acte II scène I

Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ?

Acte II scène V

KNOCK : Il y a longtemps que vous souffrez d’insomnie ?

LA DAME : Très, très longtemps.

KNOCK : Vous en aviez parlé au docteur Parpalaid ?

LA DAME : Oui, plusieurs fois.

KNOCK : Que vous-a-t-il dit ?

LA DAME : De lire chaque soir trois pages du Code civil.

 Je le conseille aux : amateurs de théâtre comiques et/ou de classiques.

J’ai aimé : les citations mythiques, l’humour omniprésent, la répartie de Knock.

 

Challenge Théâtre 2016 - 2017

 

Un fil à la patte de Georges Feydeau

Note : 3/5

Pages : 120

Éditions : http://libretheatre.fr/un-fil-a-la-patte-de-georges-feydeau/

Genre : Théâtre / Comédie

Publication en France : 1894

Ma critique :

La pièce ne se veut pas être lue mais plutôt jouée. Les indications scénaristiques sont amplement présentes et l’emplacement des comédiens est répété tout au long de la pièce. Le suivre au départ est relativement faisable au début mais cela devient vite lassant. C’est véritablement un vaudeville ; je pense que voir cette pièce peut-être davantage appréciée.

Pour ce qui est de l’histoire de cette pièce, Lucette Gauthier est une chanteuse populaire qui attire les hommes. Bois-d’Enghien, son amant qui l’avait quitté peu de temps auparavant, fait un retour remarqué dans la maison de la chanteuse.

J’ai apprécié l’humour de cette pièce de manière générale. J’ai cependant deux bémols :

  • D’un côté, ce qui m’a dérangé dans cette pièce est que la place de la femme est minimisée. Elle permet d’accéder à un milieu social plus élevé par le mariage. Quitter une femme n’est pas grave et peut se faire finalement en tournant la page très vite. La pièce de théâtre est encore jouée de nos jours ; le voir sur scène rend sûrement cette situation plus dérangeante. J’avoue qu’il arrive souvent que dans le théâtre de boulevard ou les vaudevilles, les femmes ou les hommes trompés sont légion.
  • De l’autre, comme je le disais plus haut, le comique réside vraiment dans le positionnement des comédiens. La lecture en elle-même n’est pas vraiment intéressante car le texte, comme pour du théâtre classique, riche en vocabulaire ou en recherche stylistique. Il faut dire aussi qu’il y a très peu de retournements de situations et que cela n’incite pas vraiment à continuer la lecture.

En bref, la lecture n’aide pas à faire aimer cet auteur qui pourtant a beaucoup d’imagination et de recherche dans l’innovation des décors.

Une bonne pièce pour passer un bon moment et aller applaudir des comédiens de talent.

Citation :

Acte I scène 16

LE GENERAL,

même jeu

Yo no pouis pas ! Yo souis trop émoute ! Ah ! quand yo recevous cette lettre de vouss ! Cette lettre ousqué il mʼaccordait la grâce dé… oune entrefou pour tous les deusses ; ah ! Caramba ! caramba !…

Je le conseille aux : fans de vaudeville

J’ai aimé : l’humour de George Feydeau, les scènes cocasses, l’accent terrible du Général.

J’ai moins aimé : la place de la femme dans cette pièce, la fin, les indications scénaristiques trop présentes dans le texte pour véritablement apprécier la lecture

Challenge Théâtre 2016 - 2017

George Dandin ou le mari confondu de Molière

Note : 5/5

Pages : 64

Éditions : http://www.theatre-classique.fr/

Genre : Théâtre / Comédie

Publication en France : 1669

Ma critique :

George Dandin est une pièce peu connue de Molière. Personnellement, je l’ai lu au cours de mes années collège (années 90 …). J’avais beaucoup aimé cette pièce parce qu’elle mélange à la fois la comédie et le drame familial

Pour raconter un peu l’histoire, George Dandin, issus de la paysannerie, a épousé Angélique De Sotenville, issue pour sa part d’une famille de gentilhomme. Chacun de leur côté, ils regrettent de s’être marié ensemble, elle, parce qu’elle n’a pas eu le temps de profiter de sa jeunesse, lui, parce qu’elle ne tient pas son rôle de femme et va flirter avec le Vicomte, Clitandre. Il finit par savoir que sa femme est prête à le tromper et pour remédier à cela, il va en parler à ses beaux parents.

Dans cette pièce, on aborde à la fois les liens entre différents milieux sociaux, mais aussi le rôle de la femme au sein du couple, la condition féminine,…En peu de pages et en très peu d’approfondissement de la personnalité des personnages, Molière nous livre une comédie efficace avec de bons mots (voir citation ci-dessous). Les personnages ont des noms qui caractérisent leur personnalité et cela donne d’ailleurs un certain cachet comique. Il me semble que toutes les pièces de Molière comportent des noms de personnages assez drôles quand on prend le temps de s’y arrêter.

Au collège, notre professeur de français nous avait fait regarder un film représentant cette pièce avec pour acteur principal Jacques Villeret. J’ai cherché partout sur Internet et je n’ai pas réussi à trouver ce film (je suis preneuse si vous avez des références à me donner). En relisant la pièce, j’ai tout de suite pensé à la scène mythique du « dîner de cons » où Villeret ne comprend pas que Juste, c’est un prénom. Je trouve en l’occurrence que cet acteur tenait parfaitement son rôle dans les deux cas.

En bref, j’ai beaucoup aimé cette pièce car elle est drôle, efficace et on se prend vite au jeu de George Dandin : on veut à tout prix que la famille Sotenville ouvre les yeux. Pauvre George Dandin…

Citation :

Citation de Acte I scène 3

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Doucement, mon gendre. Apprenez qu’il n’est pas respectueux d’appeler les gens par leur nom, et qu’à ceux qui sont au-dessus de nous il faut dire Monsieur tout court.

GEORGE DANDIN.

Hé bien, Monsieur tout court, et non plus Monsieur de Sotenville, j’ai à vous dire que ma femme me donne…

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Tout beau ! Apprenez aussi que vous ne devez pas dire ma femme, quand vous parlez de notre fille.

GEORGE DANDIN.

J’enrage. Comment, ma femme n’est pas ma femme ?

 Je le conseille à : tout le monde en particulier les personnes attirées par la comédie théâtrale, les pièces de Molière, … et tous ceux qui veulent (re)découvrir le théâtre classique.

J’ai aimé : l’humour, la farce, les personnages, l’histoire, …

***

Les personnages 

 George Dandin

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Lucrèce Borgia de Victor Hugo

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Pages : 91

Éditions : Librio

Première publication en France : 1833

Ma critique :

Lucrèce Borgia est une femme coupable de nombreux crimes, d’inceste, d’adultère, … Elle est amoureuse de Gennaro. Seulement voilà, Gennaro est son fils. Pour plusieurs raisons, il ne connaît pas sa famille et pense qu’il n’a ni mère, ni père. Il va connaître Lucrèce Borgia et va être attiré par elle comme si il se doutait de quelques chose. Lorsqu’il apprend par ses compagnons d’armes que Lucrèce Borgia est loin d’être un ange, il va vouloir se venger d’elle en l’humiliant.

J’ai adoré cette pièce. Elle reprend tous les codes du théâtre classique à savoir les quiproquos, les renversements de situations,… La seule différence au premier abord est que les personnages ne parlent pas en rime : Victor Hugo use de la prose.

En bref, une pièce de théâtre facile à lire, à comprendre et à apprécier, même si la famille Borgia est loin d’être simple.