La grande histoire du monde de François Reynaert

Note : 4/5

Pages : 544

Éditions : Fayard

Genre : Essai

Publication en France : 3 octobre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier les éditions Fayard et Netgalley pour cette lecture.

Mes cours d’histoire remontent à quelques années. Je les connaissais sur le bout des doigts : je connaissais chaque phrase de mes leçons, je retenais par cœur les grandes dates de l’histoire. J’ai eu des bonnes notes mais je n’ai pas retenu grand chose au final.

Pour remédier à cela, entre autre, François Reynaert nous propose, à nous lecteur, un condensé de l’histoire du monde en 544 pages. Les américains appelle cette manière de nous raconter l’Histoire, la global history ou l’histoire globale. De quoi s’agit-il ? Il consiste à regarder l’histoire du monde en cessant de se contenter du seul point de vue occidental.

Prenons un exemple : Vasco de Gama est pour nous européen, une figure emblématique : un navigateur courageux qui a contourné l’Afrique pour nous faire découvrir les épices indiennes. Seulement, voilà, du côté indien, ce n’est plus la même histoire.

L’auteur a choisi de chapitrer les grandes périodes : par exemple, les fondements des trois grandes civilisations, le monde au temps des invasions mongoles, le XVIIéme siècle, … Au total, l’auteur a placé 27 cartes et 3 index pour que nous puissions navigué à travers l’histoire du monde.

Malheureusement, je n’ai eu accès qu’à la partie de l’invasion des mongoles. J’avoue avoir été un peu frustrée par ce chapitre qui ne me parle pas à première vue et qui m’a semblé un peu complexe. Mais l’idée de regrouper dans un mêle ouvrage plusieurs périodes est une bonne idée. Pour les plus curieux, une bibliographie est proposée pour aller plus loin.

Avis aux amateurs d’histoire !

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Bourdes de politique d’Olivier Clodong

Note : 5/5

Pages : 252

Éditions : Mazarine

Publication en France : 26 septembre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier dans un premier temps les éditions Mazarine et Netgalley pour l’envoi de cet e-book.

Rien de tel qu’un peu de dérision pour voir commencer une nouvelle campagne présidentielle. Eh oui. Les politiques sont des hommes et des femmes comme les autres, ils sont humains et sortent de belles bourdes de temps en temps.

Il y en a pas mal qui sont très connus de tous. En tout cas, ceux qui ne vivent pas dans une caverne et qui regardent de temps en temps les infos. Les « casse toi pov’ cons », les « fellations » au lieu de l’inflation, la méthode « Cauet » au lieu de la méthode « Coué ». Tout le monde y passe et pas seulement nos contemporains. Churchill a été un véritable macho. En témoigne, ce long passage sur cette haute personnalité en couleur. Sa répartie pourrait faire rire si elle ne venait pas d’un responsable comme lui. Nancy Astor lui assène : « Monsieur Churchill, vous êtes ivre ! ». Il lui répond : « Et vous madame, vous êtes laide. Mais moi, demain, je serai sobre… ». Et vlan…

D’autres nous lancent des phrases plus ou moins philosophiques : Raymond Barre par exemple : « La meilleure façon de résoudre le chômage, c’est de travailler ». Il fallait y penser ! Certains règlent leurs comptes : Malek Boutih à propos de François Hollande : « Hollande ? C’est un fonctionnaire qui a réussi le concours de président ! ».

En tout cas, j’ai passé un très bon moment de lecture. J’ai beaucoup souri, même ri à certains passages. La reprise du travail induit une baisse de moral.Lire ce livre m’a aidé à décrocher un peu du travail. D’ailleurs, j’ai fait durer la lecture en en lisant quelques passages un peu tous les soirs. Et pour se détendre, c’est assez efficace.

Je finirai en disant ces quelques mots : « Win the yes need the no to win the yes against the no ». Isn’t it ?

Je le conseille aux : lecteurs qui veulent se détendre

J’ai aimé : l’humour biensûr, la diversité des personnages politiques visés, certaines anecdoctes que je ne connaissais pas.

J’ai moins aimé : Certains chapitres étaient un peu longs, notamment celui des machos. J’en avais les poils hérissés même si je sais pertinemment que les phrases retranscrites ne viennent pas de Olivier Clodong.

 

La littérature sans idéal de Philippe Vilain

La littérature sans idéal par VilainNote : 3/5

Pages : 158

Édition : Grasset

Publication en France : 2016

Ma critique :

Je remercie dans un premier temps les éditions Grasset et Netgalley pour l’envoi de ce livre.

J’ai regardé l’émission « ça balance à Paris » sur Paris Première. Au cours de celle-ci, les chroniqueurs s’en sont donnés à cœur joie sur deux livres que je me suis empressée de lire : Célibataire longue durée de Véronique Poulain et La littérature sans idéal de Philippe Vilain.

Ce dernier regrette que la place de l’écrivain soit si réduit dans les médias et que je cite « la réduction des espaces consacrés à la culture, et à la littérature en particulier, restreignant la critique […] à un ordinaire exercice de compte-rendu plus qu’à une exégèse ».

En regardant l’émission, je ne pensais pas que ce thème serait abordé. En fait le sujet principal de ce livre est que le style des écrivains d’aujourd’hui n’est pas aussi rigoureux que celui d’avant. Il regrette entre autre que les auteurs d’aujourd’hui choisissent d’écrire au sujet de fait historique, de façon journalistique, se contentant de raconter et d’imaginer ce que les personnes qui ont vécu ces drames, pouvaient ressentir. Pour lui, nous sommes dans la période de ce qu’il nomme le « post-réalisme ».

Philippe Vilain compare Proust à Céline et dit qu’il y a un avant et un après Proust. Céline s’est fait connaître par un style oralisé, qui selon Philippe Vilain, a été repris par mes auteurs contemporains. C’est même devenu la norme. De plus, les écrivains aujourd’hui ne se revendiquent pas s’inspirer par des auteurs classiques : ils inventent leurs propres styles. L’auteur de cet essai ajoute que la plupart des auteurs n’ont pas de bagage littéraire.

Beaucoup se lancent dans l’écriture et s’auto-proclament écrivains. Par conséquent, le choix de lecture est beaucoup plus important qu’avant et les éditeurs hésitent plus avant d’éditer des livres qui sortent du lot. Donc, la littérature devient de moindre qualité, le style étant moins recherché que le caractère économique, répondant davantage aux envies des lecteurs de masse.

Il conteste le rôle des blogueurs et les trouve illégitimes. Seuls les journalistes qui remettent dans le contexte l’œuvre littéraire peuvent en toute connaissance de cause proposer au public un vrai regard et un vrai conseil. Ce qui est contradictoire, c’est que le livre est proposé sur la plateforme Netgalley. Et qu’en l’occurrence, j’ai été sélectionnée alors que si on regarde bien ce que je lis, je ne figure pas dans la tête de cible de ce livre. Loin de là.

Or, si nous, blogueurs parlons de livres, c’est bien pour partager une passion commune qu’est la littérature au sens large. Et c’est bien pour promouvoir la lecture que nous le faisons. Notre rôle est par conséquent pour moi tout à fait légitime.

Il faut dire que ma culture littéraire est très limitée. Je le conçois parfaitement. Je ne lis essentiellement que des livres dits populaires ou des classiques qui ne sont pas Céline ou Proust (je compte bien m’y atteler d’ailleurs). Mais, je lis quand même pas mal de livres qui me permettent de m’évader. J’ai souvent des avis tranchés sur les livres mais cela ne reflète que mon avis. Souvent d’ailleurs, j’aime des livres que d’autres n’ont pas aimé. L’inverse est parfois aussi vrai.

Ce que j’apprécie dans ce livre, c’est que pour une fois, un critique littéraire me donne des pistes de livres à lire. Vous les trouverez ci-dessous : je compte bien les lire pour savoir ce qu’est, pour lui, de la vraie littérature littéraire (deux termes à significations très différentes).

A lire selon Philippe Vilain
Apprendre à finir de Laurent Mauvignier
L’énigme du retour de Dany Laferrière
Grâce leur soit rendue de Lorette Nobécourt
Renée Camps de Jean-Noël Pancrazi
L’enfant éternel de Philippe Forest
En finir avec Eddy Bellegueule d’Edouard Louis
L’amour sans le faire de Maylis de Kerangal
Le goût des femmes laides de Richard Millet
Un roman russe d’Emmanuel Carrère
La chute de cheval de Jérôme Garcin
La perfection du tir de Mathias Enard
Les moustaches de Staline de François Cérésa
L’hyper Justine de Simon Liberati
Ma chère Lise de Vincent Almendros

Est-ce que j’ai aimé ce livre ? Oui, parce que je suis sortie de ma zone de confort et m’a bousculé dans mes idées arrêtées sur la littérature. Ce livre m’a donné à réfléchir malgré tout.

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C’est la culture qu’on assassine de Pierre Jourde

Pierre Jourde enseigne la littérature à l’université et a publié un recueil de chroniques de son blog nommé « Confiture de Culture ». Ceux-ci évoquent l’actualité culturelle dans sa globalité, celle des années 2010.

 J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque pour m’ouvrir à d’autres lectures. La 4ème de couverture m’attire, je le prends et m’empresse de le commencer, tout en continuant ma lecture de fiction en parallèle. Lire la suite