Les gens dans l’enveloppe d’Isabelle Monnin

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Note : 4/5

Pages : 366

Éditions : JC Lattès

Publication en France : Septembre 2015

Ma critique :

On ne peut pas être passé à côté de ce livre. Je crois qu’on en a entendu parler un peu partout à la télévision entre autre. La raison ? Son originalité. Isabelle Monnin a acheté une enveloppe remplie de photos d’anonyme et s’est mise à imaginer leur vie. Le livre comporte ainsi 3 parties : le roman tiré de ces photos, les photos en elle-même et la quête de l’auteure pour retrouver ces personnes. Lire la suite

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L’imprévu de Chris Bohjalian

L'imprévu par BohjalianLE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 384

Éditions : Le Cherche midi

Publication en France : 2 mars 2017

Ma critique :

Je tiens à remercier les éditions Le Cherche midi et Netgalley pour cette lecture.

La 4ème de couverture était prometteuse et je pensais pouvoir apprécier cette lecture. Les histoires de familles idéales qui traversent des temps difficiles, c’est un thème que j’apprécie.

Richard Chapman organise l’enterrement de vie de son frère, Philip. Sa femme, Kristin et sa fille, Melissa, passent la nuit ailleurs. Au beau milieu de la nuit, Kristin reçoit un coup de fil de son mari. La soirée ne s’est pas passée comme prévu. Lire la suite

Spirales de Tatiana de Rosnay

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Note : 4/5

Pages : 201

Éditions : Plon

Publication en France : 2013

Ma critique :

Hélène, une femme bourgeoise, a une vie bien rangée, une vie un peu à la marge et se met dans une situation hors du commun. Elle va voir une amie malade et rencontre un homme qui lui fait des avances. Elle est choquée et repart chez elle. Puis elle décide de revenir voir cette amie et fait en sorte de retomber sur cet homme. Ils finissent par coucher ensemble, … mais l’homme a une crise cardiaque pendant l’acte et perd la vie.

S’en suit alors une spirale pour notre héroïne. Elle va mentir à son entourage, en l’occurrence à son mari. Non pas par rapport à son infidélité, puisque son mari lui-même lui a été infidèle, mais bien par rapport du qu’en-dira-t-on. Elle, une bourgeoise bien rangée, à qui tout réussit, qui a eu des enfants, comment a-t-elle pu coucher avec un homme à qui elle n’a jamais parlé et qui est mort dans ses bras.

Comme elle ne s’est jamais plainte, personne ne va s’inquiéter pour elle malgré sa tristesse, ses angoisses, …

C’est le deuxième livre que je lis de cette auteure (en plus de Moka) et j’ai vu deux films adaptés de ses romans (Boomerang et Elle s’appelait Sarah). A chaque fois, Tatiana de Rosnay parle de femmes qui se posent 30 questions par minutes et c’est bien ce qui est le plus frustrant dans ses livres. Les situations de départ sont très intéressantes, on a envie de connaître la fin. On vit l’angoisse du personnage principal, on vit en même temps ce que vit. Et c’est ce qui nous emporte facilement et nous fait tourner les pages les unes après les autres. C’est ce que j’apprécié dans les romans de Tatiana de Rosnay.

Le gros hic de ce livre est la fin. En fait, la fin est tellement ouverte que l’auteure nous laisse seuls face à nos interrogations et il nous reste à imaginer ce qui a pu se passer pour Hélène. Beaucoup de lecteurs ont été surpris par cette fin. L’auteure a d’ailleurs donné une explication ICI.

En bref, une bonne lecture même si la frustration a été grande face à cette fin.

L’AUTEURE

Auteur : Tatiana de Rosnay

Date de naissance : 28/09/1961

Ville de naissance : Neuilly-sur-Seine

Autres livres : (non exhaustif) Moka, Elle s’appelait Sarah, Le voisin, …

Site Internet : http://www.tatianaderosnay.com/index.php/bio

Page Facebook : https://www.facebook.com/tatianaderosnay/?fref=ts

Histoire de la violence d’Edouard Louis

Afficher l'image d'origineLE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 230

Éditions : Seuil

Publication en France : janvier 2016

Ma critique :

Le soir de Noël, Edouard rentre chez lui et se fait accoster par un homme, Reda. Devant son insistance, il finit par accepter par le laisser rentrer chez lui. Ils vont passer une soirée dont ils vont se souvenir l’un et l’autre toute leur vie. Au départ, ils couchent et passent leur nuit ensemble. Puis, Edouard se rend compte que des objets ont disparu. Il va alors demander à Reda où sont passés les objets mais il va nier et va faire éclater sa colère.

A partir de là, plus rien ne pourra être contrôlé et la violence va s’installer dans la vie d’Edouard. Car la violence ne s’arrête pas à ce qui va se passer dans cette chambre. Elle continue bien au-delà : aux urgences quand il faut expliquer à l’infirmière qu’il s’est fait agresser (faut-il pleurer pour qu’elle nous croie ?), quand ses amis vont le pousser à aller porter plainte, quand il va devoir répéter plusieurs fois au commissariat ce qui s’est passé, quand il va devoir expliquer à sa famille ce qui s’est passé, quand il va falloir se justifier sur ce qui s’est passé.

J’avais fait une vaine tentative pour lire le premier roman d’Edouard Louis à savoir « En finir avec Eddy Bellegueule » et son côté intellectuel revanchard, son côté supérieur par rapport à sa famille, à la campagne, à ses origines, m’avaient freiné. Tout comme le début de ce roman où on retrouve ce besoin de s’émanciper de ses origines, de sa jeunesse et de sa famille. Tout au long du roman, on retrouve sa sœur Clara qui explique à son mari ce qu’a vécu Edouard dans cette chambre. Et Edouard complète ses dires par des éléments plus précis. Et le contraste de langage est saisissant. C’est ce qui m’a irrité dans ce livre encore une fois : ce besoin de montrer la différence de langage et d’intelligence. J’ajouterais toutefois que justement par la façon de raconter de Clara, on passe par plusieurs aspects auxquels n’avaient pas pensé Edouard en tant que victime. Et ce côté intellectuel, ultra-féministe et empathique de la femme qui ressort à travers ses analyses, paraissent de prime à bord, de « comptoir ».

Ce que j’ai apprécié aussi dans ce roman et qui est très bien retranscrit, c’est que même si Edouard est soutenu, qu’il est entouré par sa famille, par ses amis, par des professionnels, personne n’a les mots justes pour le soulager, pour l’aider à traverser cette épreuve. Comme il le dit lui-même, cela n’appartient qu’à lui et personne ne sait ce qu’il a enduré. Il n’a plus envie d’en parler et pourtant on le pousse à répéter encore et encore.

En bref, j’ai beaucoup aimé ce roman car on sent beaucoup de sincérité, d’angoisse, on se sent un peu comme dans une bulle avec Edouard, dans laquelle on est gêné, on a envie comme lui de tout balancer et de fuir. Mais les faits sont là, il va devoir vivre avec, dans ce minuscule appartement qui sent encore la pêche.

L’AUTEUR

Auteur : Edouard Louis

Date de naissance : 30 octobre 1992

Autre livre : En finir avec Eddy Bellegueule

A savoir :

  • Eddy Bellegueule est son véritable nom de naissance.
  • Ses romans sont autobiographiques.
  • Reda, dont il est question dans le roman qui nous intéresse, a porté plainte contre l’auteur pour atteinte à sa vie privée et à la présomption d’innocence.

Site Internet : https://edouardlouis.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/edouard.bellegueule

La femme infidèle de Philippe Vilain

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LE LIVRE

Note : 3/5

Pages : 139

Éditions : J’ai lu

Première publication en France : 2013

Ma critique :

Pierre Grimaldi surprend sur le téléphone portable de sa femme un sms coquin à destination d’un autre homme : Pierre Grimaldi est un homme trompé. Que faire ? Avouer à sa femme qu’il sait ? Ou ne rien dire et attendre ? Il se pose des questions sur sa situation et remet en cause son couple. On sent de l’amour et de l’attachement pour sa femme mais petit à petit il s’éloigne involontairement d’elle en la regardant différemment. Il la redécouvre.

Sa femme sent bien que quelque chose ne va pas alors ils se mettent à parler de choses banales qui prennent rapidement une tournure métaphorique, chacun campant dans ses positions.

Philippe Vilain nous plonge dans l’angoisse et les questionnements d’un homme trompé sur plus de 130 pages. C’est prenant car on a envie de savoir comment cela va se terminer et les questions philosophiques qui sont posées m’ont fait réfléchir. Je me suis mise plusieurs fois à me poser la question de savoir si l’auteur avait vraiment vécu cette situation tellement le rendu est réaliste. Seulement, cela ne m’a pas permis de m’évader. Malgré le peu de pages, très vite, je me suis ennuyée. Je reconnais toutefois un talent d’écriture très agréable à lire.

L’AUTEUR

Auteur : Philippe Vilain

Date de naissance : 1969

Autres livres : (non exhaustif) La littérature sans idéal, Pas son genre, Confession d’un timide,…

A savoir :

  • Philippe Vilain est docteur en lettres modernes de l’Université de la Sorbonne-Nouvelle (Paris III).
  • La conscience amoureuse est au cœur de son œuvre littéraire.
  • Son septième roman, Pas son genre, est l’objet d’une adaptation cinématographique par le réalisateur Lucas Belvaux.
  • Il écrit également des essais sur la littérature contemporaine.

Page Twitter : https://twitter.com/philippevilain1

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Céleste Ng

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit par Ng

LE LIVRE

Lu dans le cadre du prix littéraire des Chroniqueurs  Web 2016

Note : 4/5

Pages : 288

Éditions : Sonatine

Publication en France : 3 mars 2016

Ma critique :

Ce roman n’a rien d’un policier ni d’un thriller. On est dans un roman noir. Très noir.

L’auteur arrive à nous détourner de ce qui devrait nous hanter dans tout le livre à savoir ce qu’est arrivé à Lydia, disparue depuis quelques jours. Et puis, on la retrouve, morte noyée dans le lac à quelques centaines de mètres de chez elle. Qu’est-il arrivée à cette adolescente, a priori sans histoire ?

Au départ, on fait le jeu de la police en se disant que ce pourrait être le voisin qui s’était étrangement rapproché d’elle ces derniers jours. Et puis, on apprend à découvrir sa famille. On s’éloigne un peu alors de Lydia. Et on comprend pas mal de choses.

Cette famille ne se parle pas et beaucoup de non-dits ressortent. Cela va faire remonter toutes les rancunes et va réveiller en chacun des membres de la famille leur propre histoire. La psychologie est absolument bien retracée. On se prend au jeu et on devine le piège dans lequel ils se sont enfermés. L’auteure signe un roman captivant.

Attention cependant. Ici, pas de rebondissements à toutes les pages. On est dans la subtilité. La fluidité de l’écriture permet de terminer le livre très rapidement mais pour ma part, je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce livre. Bonne lecture tout de même.

L’AUTEURE

Auteur : Céleste Ng

Ville de naissance : Pittsburgh, Pennsylvania

A savoir :

  • Un nouveau roman devrait être publié en 2017 aux Etats-Unis.
  • Son nom de famille se prononce « ing ».
  • Tout comme son personnage dans son roman, ses propres parents sont scientifiques et étaient d’origine chinoise.

Site Internet : http://www.celesteng.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/celestengwriter

Moka de Tatiana de Rosnay

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Note : 5/5

Pages : 270

Éditions : Héloïse d’Ormesson

Publication en France : 7 juillet 2016

Ma critique :

Justine voit son destin basculer le jour où on l’appelle pour lui apprendre que son fils s’est fait renversé par un chauffard. Il est dans le coma. Très vite, retrouver ce chauffard devient l’obsession de Justine. La couleur de sa voiture est marron, couleur « moka ».

Tatiana de Rosnay nous plonge dans l’angoisse de la famille. Va-t-il se réveiller ? Que s’est-il passé ? Qui a osé renverser un petit garçon sans s’arrêter ? Comment peut-on vivre avec ça ? Telles sont les questions auxquelles tentent de nous répondre l’auteure.

Qu’aurions-nous fait à sa place ? La police semble ne pas avancer dans son enquête. Justine réussit à obtenir le nom de la personne qui a renversé son fils et décide d’aller la voir. Mais pour lui dire quoi ? A quoi cela va-t-il servir ? En tout cas, elle, elle ne se pose pas la question. Elle traverse la France pour aller rejoindre la personne en question. Et, cette quête nous rend addict au fil des pages. On a envie qu’elle aille au bout et en même temps, on sent bien le piège se refermer sur elle. La scène de la rencontre est tout ce que j’attendais. A aucun moment, l’auteur n’a cherché la facilité et c’est ce qui m’a permis d’apprécier ce livre : la prise de risque.

En bref, une très bonne lecture que je n’oublierais pas de sitôt.

L’AUTEUR

Auteur : Tatiana De Rosnay

Date de naissance : 28 septembre 1961

Ville de naissance : Neuilly-sur-Seine

Autres livres : (non exhaustif) Elle s’appelait Sarah, Le voisin, Spirale,…

A savoir :

  • Sa romancière préférée est Daphné du Maurier.
  • 4 de ses romans sont en cours d’adaptation au cinéma.
  • Elle est franglaise.

Site Internet : http://www.tatianaderosnay.com/index.php

Page Facebook : https://www.facebook.com/tatianaderosnay/

La classe de neige de Emmanuel Carrère

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Note : 3/5

Pages : 172

Éditions : P.O.L.

Publication en France : 3 mai 1995

Ma critique :

Rien de tel que lire un livre sur une classe de neige au mois de décembre. C’est bien la saison !

Ici, la classe de neige va mal se passer pour Nicolas. Déjà, son père l’a amené directement au chalet, contrairement à ses petits camarades qui sont arrivés en autocar. Ensuite, son père est parti sans lui laisser ses affaires. Si bien que Nicolas se retrouve sans affaire de rechange.

Nicolas est angoissé en permanence. Mais il faut dire que ses parents n’y sont pas pour rien. Ils lui ont mis dans la tête des tas d’histoires que Nicolas a pris au pied de la lettre. Tout ce qui lui arrive est ressassé en permanence si bien qu’il se complait à ne pas avoir à suivre les autres mais à se tenir à l’écart. L’auteur arrive à nous faire comprendre ses peurs et en même temps, on a envie de pousser Nicolas à se détendre, à sourire un peu. Mais Nicolas s’imagine des tas d’histoires. Il lui arrive même à mentir aux autres pour pouvoir se donner un rôle dans le groupe d’enfants.

Nicolas est terriblement attachant. On a envie de rentrer dans l’histoire et de lui dire de mieux profiter de ses vacances, que ce sera un bon souvenir, qu’il s’en souviendra toute sa vie, qu’il risque de regretter de ne pas en avoir profité. Emmanuel Carrère a su bien retranscrire tout ça.

En bref, une bonne lecture, sans véritable enjeu ni intrigue, qui m’a permis de découvrir un peu Emmanuel Carrère.

Un sac de Solène Bakowski

Note : 3/5

Pages : 240

Éditions : Milady

Publication en France : 20 janvier 2017

Ma critique :

Je remercie Netgalley et les éditions Milady pour cette lecture.

Ce n’est pas la période pour lire ce genre de livre. Ici, pas de petits oiseaux, de conte de fée, ou de rêves exaucés. On est bien dans un livre noir, très noir.

L’enjeu du livre : savoir ce que contient le fameux sac. Et pour cela, il va falloir se pencher sur l’histoire de Anna-Marie Caravelle. Et ce n’est pas simple.

J’ai tout de suite été happée par l’écriture de l’auteur, complètement envoûtante. L’histoire est racontée comme un conte, le cynisme en plus. L’atout de ce livre est bien là d’ailleurs.

Je ne peux pas vraiment en dire plus parce que la vie de Anna-Marie Caravelle est compliquée et le « plaisir » réside dans la découverte de ce qu’elle fut. On devine au fur et à mesure ce que contient le sac mais très vite cela ne devient pas forcément le plus important.

Une bonne surprise donc pour ma part, même si le livre noir n’est pas mon style préféré. Solène Bakowski signe un premier roman très prometteur. Il avait d’ailleurs été publié en 2013 et vient d’être republié aux éditions Milady.

 

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg

Beignets de tomates vertes par FlaggNote : 5/5

Pages : 474

Éditions : J’ai lu

Ma critique :

Nouveau coup de cœur ! Décidément, je les enchaîne en ce moment ! Il faut dire que pour celui-là, je ne prenais pas de grands risques vu comment il est apprécié de pas mal de lecteurs.

Un classique, un incontournable donc où on découvre l’histoire des Threatgoode et de Whistle Stop sur plusieurs générations. J’avoue avoir eu du mal à suivre avec tous ces personnages au départ et puis finalement, on se laisse entraîner à découvrir ce que chacun est devenu. On passe des années 60 aux années 80, puis on revient aux années 20 puis on parle des années 30. Fannie Flagg maîtrise bien les allers-retours dans le temps et nous rend attachant chaque personnage.

Je n’ai plus qu’à voir le film maintenant !