Le roman des Chirac de Michel Feltin-Palas

Le roman des Chirac par Feltin-PalasLE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 297

Éditions : Michel Lafon

Publication en France : 12 janvier 2017

Ma critique :

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce livre. Lu dans le cadre de la masse critique de Janvier 2017.

En guise d’introduction, j’aimerais préciser certaines choses qui peuvent altérer mon jugement sur ce livre.

Je fais partie de ce que Michel Feltin-Palas considère comme une « fidèle désintéressée » de Jacques Chirac. Je suis de la génération Mitterrand mais j’ai grandi sous Chirac. Et je me suis prise d’intérêt pour lui à la suite du livre de Bernadette Chirac « Conversations ». J’ai regardé tous les reportages traitant du couple. J’ai lu pas mal de livres à ce sujet et j’ai dans ma bibliothèque les 2 tomes des mémoires de l’ancien président.

Je ne cours pas après tous les romans sur ce sujet, loin de là, mais ce couple, ces deux personnages me fascinent. Pour moi, Jacques Chirac est la dernière personnalité politique qui m’impressionne encore, malgré toutes ses frasques passées.

Venons-en enfin à cet essai : très agréablement surprise pour ma part. Je pensais lire un énième livre sur ce sujet en découvrant de nouvelles anecdotes sur leur couple. Ce n’est pas forcément réussi dans le sens où je connais déjà toute leurs vies. Seulement, là où Michel Feltin-Palas arrive à me convaincre, c’est qu’il se sert justement de l’ensemble des livres et des témoignages qu’il a pu recueillir pour compléter ce que l’on sait déjà. C’est en quelque sorte une synthèse de nombreux livres à ce sujet. Les témoignages de l’entourage du couple nous permettent de décrypter les grandes dates de leurs vies politiques.

La chronologie n’est pas respectée mais l’ensemble de la vie de couple y est retracée, les coups durs comme les grandes réussites politiques et personnelles. Les derniers chapitres nous expliquent la vie actuelle de Chirac, sa maladie, le rôle que joue sa femme actuellement.

Le gros bémol de ce livre est que souvent, l’auteur cherche à nous donner une image très négative de Jacques Chirac, mais aussi de Bernadette Chirac. C’est ce qui m’a plus bloquée dans ma lecture. J’avoue que pas mal d’affaires dont il a fait l’objet me rappellent étrangement certaines autres affaires actuelles. J’avoue également m’être dit à plusieurs reprises que Chirac est moins coupable que d’autres, parce que c’est un homme qui a été proche des gens, qui ne vit pas éloigné de la vraie vie, et qui connaît autre chose que la vie mondaine. Ce n’est que mon avis.

En bref, j’ai apprécié cette lecture qui m’a replongé dans cette histoire de couple légendaire.

L’AUTEUR

Auteur :  Michel Feltin-Palas

Twitter : https://twitter.com/feltin64

Positive de Paige Rawl

Note : 5/5

Pages : 390

Éditions : Hachette

Publication en France : 26 octobre 2016

Ma critique :

Je remercie Netgalley et les éditions Hachette pour cette lecture.

On ne ressort pas indifférent de l’histoire de Paige Rawl. Séropositive depuis la naissance, elle a suivi des traitements lourds depuis toujours. Cela ne l’a pas empêchée d’avoir une scolarité normale mais un jour lors d’une conversation tout à fait banale, elle va révéler à sa meilleure amie qu’elle est séropositive. C’est la seule personne à qui elle le dit.

Quelques minutes après en avoir parlé à sa meilleure amie Yasmine, la vie de Paige tourne au cauchemar. Ça commence par « Ne bois pas à la même bouteille qu’elle, elle a le SIDA » ou « Sale pute », ou « Paids » au lieu de « Paige ». Le harcèlement va la mener à partir de son établissement et elle va petit à petit prendre conscience du combat qu’elle peut mener pour faire reconnaître sa maladie en tant que maladie « normale ». Elle fait maintenant le tour des collèges et lycées pour expliquer son vécu au collège et pour faire passer un message de bienveillance.

Tout au long du livre, je l’ai trouvée extrêmement courageuse. Non seulement pour supporter la maladie (elle ne parle finalement très peu des symptômes et des complications de sa maladie) mais elle s’acharne à trouver sa place au sein de son collège, de faire partie d’un club de sport de majorettes, .. Ce que ses camarades de collège lui font vivre est proprement inhumain. Je ne peux pas me résoudre à excuser leur comportement par leur ignorance. C’est tout simplement de la méchanceté.

Pour le coup, j’étais et je reste ignorante à propos de cette maladie. Il faut dire qu’on a entendu tellement de chose à propos de cette maladie que finalement, ce que l’on retient, c’est qu’il ne faut pas « fréquenter » de trop près ces malades. A tort. Car la séropositivité n’est pas contagieuse et ce n’est pas le SIDA non plus. J’avoue qu’après avoir lu ce livre, j’hésite à parler de cette maladie parce que les différences entre la séropositivité et le SIDA me sont encore étrangères malgré le fait que l’auteure de ce livre se soit acharnée à nous expliquer les différences. Malgré tout, pour ne pas froisser personne, il m’est impossible de l’expliquer.

Ce livre, comme tous les autres livres portant sur le harcèlement moral, devrait faire partie de tous les CDI de France, collège et lycée. Il est extrêmement pédagogique, et pour ne rien gâcher, il se lit très bien.

Je terminerais en disant que ce livre porte vraiment bien son nom.

True crime tome 2 – Sexe et passions fatales – Collectif

True crime, tome 2 : Sexe et passions fatales par PloquinNote : 3/5

Pages : 307

Éditions : Ring

Publication en France : 13 octobre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier dans un premier temps les éditions Ring et Babelio pour l’envoi de ce livre, reçu dans le cadre de l’opération Masse critique.

C’est le deuxième tome que je lis de cette collection. Pour resituer un peu, des journalistes  se sont donnés pour but de publier tous les 6 mois un recueil de faits divers. A chaque fois, un thème est abordé. Le premier thème parlait des prototypes de meurtres, c’est-à-dire les premiers à avoir utilisé une certaine méthode de crimes. Je l’avais apprécié. Vous pouvez retrouver ma critique ICI. Ce mois-ci, le thème abordé est : sexe et passions fatales : Les crimes racontés sont les suivants :

  • Frédéric Ploquin – Meurtre à la faculté
  • Stéphane Bourgoin – Le boucher de Hanovre
  • Dominique Rizet – La maîtresse et le médecin de campagne
  • Frédérique Lantieri – Le gourou incestueux
  • Michel Mary – Catwoman
  • Luc Frémiot – L’ange et le démon
  • Arnaud Bédat – L’affaire Stern
  • Anne-Sophie Martin – Le dernier rendez-vous galant
  • Géraldine Woessner – Les séquestrées de Cleveland

Pour en venir à mon avis, il faut tout d’abord que je dise quelques mots sur mon attrait pour ce genre d’histoire. J’ai eu une période où je ne ratais aucune émission de faits divers et toutes les histoires revenant en boucle, j’ai pris beaucoup de recul. Ayant apprécié le premier, j’ai cherché à continuer car j’avais aimé l’ambiance et la façon de raconter qui me semble tout à fait approprié. Ici, avec ce tome, j’ai été déçue pour plusieurs raisons :

  • Je connaissais déjà 3 histoires sur les 9.
  • Les journalistes ont beaucoup cherché à entrer dans les détails les plus horribles, ce qui ne m’a pas aidé à apprécier la lecture.
  • Les histoires sont assez inégales : pas toutes très intéressantes.

Je reconnais toutefois que Frédérique Lantieri choisit bien ses histoires : elle a le don pour aller nous raconter des histoires qui sortent de l’ordinaire et pour les deux tomes, j’ai été conquise.

Une petite déception donc, mais qui ne m’a pas empêché de lire ce livre en une après-midi.

14 ans, harcelée de Mathilde Monnet

14 ans, harceléeNote : 5/5

Pages : 250

Éditions : Mazarine

Publication en France : 12 octobre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier dans un premier temps les éditions Mazarine et Netgalley pour cette lecture.

C’est un témoignage d’une jeune fille de 14 ans qui s’est faite harceler, agresser même pendant plusieurs années, de la 6ème à la 3ème. Ça a commencé avec des insultes, puis des humiliations, puis viennent les premiers coups, et tout s’enchaîne. Elle devient une autre personne pour échapper à ses agresseurs, elle tente de se défendre tant qu’elle peut mais les coups affluent sans cesse. Alors, elle tente de démontrer qu’elle est plus forte que ce que les autres pensent. C’est plutôt mal interprété et son calvaire empire.

Ce livre est terrifiant. Je ne comprends pas que personne n’ait rien vu : l’entourage scolaire ou familial. Mais Mathilde ne dit pas grand-chose de sa vie familiale. Du côté des professeurs, ils sont aveugles ou ils ne veulent rien voir. Plus tard, Mathilde verra une autre personne se faire agresser. La victime défend aussitôt ses agresseurs en disant que ce n’est qu’un jeu. En tout cas, c’est l’impression première que l’on peut en avoir, puisqu’en fait, c’est une simple protection pour sa propre dignité.

Mathilde est très courageuse : j’admire 3 aspects chez elle. Le premier, c’est que Mathilde a avancé et a eu le courage de trouver les mots pour expliquer ce qu’elle a vécu. Le deuxième, c’est qu’elle ait réussi à en faire un livre. Combien n’aurait pas été jusqu’au bout, sachant qu’elle est encore dans le système scolaire. Et enfin, elle a réussi à dénoncer ses agresseurs. Je trouve qu’il faut avoir un courage extraordinaire, et une confiance en soi intacte, surtout pour supporter toutes les critiques qu’elle a dû encaisser par la suite.

Je dis, chapeau bas !

 

Albert le magnifique de Brigitte Benkemoun

Albert le magnifique par BenkemounNote : 2/5

Pages : 306

Éditions : Stock

Publication en France : 7 septembre 2016

Ma critique :

Je tiens à remercier les éditions Stock et Netgalley pour cette lecture.

Brigitte Benkemoun est journaliste. Elle a l’âge qu’Albert avait quand il est mort à Auschwitz. Dans ce livre, elle nous livre l’histoire d’Albert,son arrière grand-oncle, à travers ses recherches auprès de sa famille et de pas mal de contacts. Elle va découvrir des photos, des documents écrits d’Albert, des documents retraçant son parcours à l’armée, son parcours de vie, …

J’ai lu pas mal de livres sur le sujet de l’anti-sémitisme et plus particulièrement sur la seconde guerre mondiale. Je connaissais moins l’anti-sémitisme en Algérie à la fin du 19ème siècle. Albert aura vécu cette période sans se douter qu’il vivra encore pire une fois adulte.

L’histoire aurait pu être intéressante si elle m’avait apporté quelque chose. Seulement, j’ai eu souvent l’impression de rentrer dans l’intimité d’une personne contre son gré. Je n’ai même pas réussi à m’attacher à ce personnage qui me reste éloigné malgré les 300 pages de biographie. Ce qui me gêne aussi, c’est que finalement, hormis les documents que la journaliste a retrouvé, on ne connaît pas grand-chose d’Albert. On ne connaît pas sa personnalité : l’auteure ne fait qu’imaginer la vie et le ressenti d’Albert tout au long de sa vie.

Je suis passée à côté de ce livre. J’ai eu souvent la sensation que l’auteure a voulu raconter la vie d’un personnage, certes atypique, mais qui a vécu une histoire assez commune pour pas mal de personnes au final. Beaucoup d’Algériens ont combattu pour la France et ont été traité comme Albert. Le but de l’auteure était peut-être d’expliquer au grand public le besoin vital pour les juifs d’Oran de vouloir s’intégrer dans cette Algérie française ; ils ont effectivement combattu pour la France et je reconnais que cet aspect-là est moins souligné par la plupart des médias. J’ai beaucoup aimé ce passage parce que j’apprenais une partie de notre histoire commune. Seulement, j’ai vite été perdue par les détails de l’arrivée à Nice et à Paris d’Albert.

Dommage.

La déposition de Pascale Robert-Diard

Note : 3/5

Pages : 124 (e-book)

Éditions : L’iconoclaste

Publication en France : 2016

Ma critique :

C’est l’histoire d’une famille qui se déchire, une famille qui ne voulait pas en arriver là, d’une famille qui voulait oublier le passé, une famille complètement détruite.

Agnès Le Roux disparaît un jour du mois d’octobre 1977. A ce jour encore, on ne sait pas ce qu’il lui est arrivé, si elle décédée, si elle a été tuée, par qui, quand ni où. Héritière d’une part importante du casino tant convoité de Nice, Maurice Agnelet son compagnon lui fait changer de vote au dernier moment lors d’un conseil d’administration. De fait, Maurice Agnelet obtient une belle part d’argent. Et peu de temps après, un voyage organisé à deux,  elle disparaît.

L’originalité de l’affaire est que les procès se sont succédé pendant plus de 30 ans : Maurice Agnelet est soupçonné très vite du fait de son comportement pour le moins étrange : il ne s’inquiète pas de la disparition de sa maîtresse, ne l’appelle pas pour essayer d’obtenir des nouvelles, ment à plusieurs reprises à la famille Le Roux lors de leurs nombreux appels inquiets,…

Guillaume, l’un de ses fils, devient son plus fidèle défenseur. Il soutient son père, l’aide à préparer sa défense, jour et nuit, liste les arguments à avancer lors du procès, filme son père pour analyser le jeu de défense de son père. Seulement, les procès s’accumulant, les 3 fils qui étaient enfants à l’époque du début de l’affaire deviennent adultes. Et Guillaume commence à se poser des questions. A 3 reprises, tour à tour son père et même sa mère font des allusions qui ont choqué le jeune Guillaume. Ces paroles lui reviennent au fur et à mesure de l’avancée des procès et petit à petit, ces confidences deviennent de plus en plus lourdes à porter.

Le lien père-fils est très intéressant dans ce livre. La personnalité très égocentrique de Maurice Agnelet va faire que la fameuse déposition de Guillaume va avoir des répercussions sur toute la famille. En fait, Maurice a une emprise psychologique sur toute sa famille. Un psychiatre va même dire que « […] Dans son lien à autrui, Maurice Agnelet est indifférent à celui qui est au bout du lien. […] Toute personne qui tente de lui échapper doit être réduite ». Si bien que même si son frère Thomas et sa mère Anne sont bien concernés par ces confidences, ils nient ces paroles et ne soutiennent pas Guillaume.

Ce qui est intéressant également dans cette histoire est de voir que la famille de la victime n’est pas la seule à souffrir de cette situation. La famille de l’accusé est victime elle-même de l’affaire. Les journaux, les procès, la police fouillent dans leur intimité et les liens familiaux qui devraient être plus forts que tout se défont. Un secret trop lourd à porter détruit tout et Guillaume va faire sa déposition, étonnamment avec le cœur léger, répétant à qui veut l’entendre, que son but est de témoigner, et en aucun cas de se venger sur sa propre famille. Les larmes au bord des yeux, la confrontation avec eux sera dure.

Une chose est sûre, c’est qu’à ce jour, nul ne sait ce qu’est devenu le corps d’Agnès Le Roux. Malgré les nombreux procès de Maurice Agnelet, nous ne connaîtrons jamais la vérité.

Je le conseille aux : 

  • amateurs de faits divers
  • lecteurs aimant les secrets de famille
  • lecteurs attirés par les procès retentissants

J’ai aimé :  le suspense induit par l’histoire, la psychologie bien retranscrite de Guillaume, l’arrêt retranscrit à la fin du livre (cour d’assises d’Ile-et-Vilaine, palais de justice de Rennes le 11 avril 2014).

J’ai moins aimé : les allers-retours vers le passé et le présent qui altèrent la compréhension de l’affaire, la longueur de certains passages.

La séquestrée de Poitiers de André Gide

Afficher l'image d'origineNote : 5/5

Pages : 145

Éditions : Folio

Publication en France : 31 mars 1930

Ma critique :

André Gide s’est lancé dans les faits divers et a publié des livres récurrents pour évoquer des cas de justice particuliers, qui peuvent poser des questions. La collection se nommait « Ne jugez pas ».

Je connaissais déjà un peu André Gide : j’ai lu l’école des femmes et la symphonie pastorale. Je n’avais pas ressenti dans ces 2 romans d’attrait spécifique pour les faits divers. Sa plume était d’ailleurs beaucoup plus agréable dans ces deux livres par rapport à « La séquestrée de Poitiers », rédigé comme un rapport de police.

L’histoire qui nous intéresse est atroce : une femme a été séquestrée pendant 25 ans. Elle est retrouvée dans son lit couverts d’excréments, les cheveux et les ongles longs, très maigres,… Pourquoi est-elle là ? Pourquoi sa famille l’a condamnée à rester là ? Pourquoi son frère a-t-il été acquitté lors de son procès ?

Certes, c’est arrivé en 1901 et c’est du passé. Mais, la raison pour laquelle le frère a été acquitté me hérisse le poil. L’époque était très différente : beaucoup de situations familiales et personnelles étaient tabous et il ne fallait pas en parler et c’est ce qui a « sauvé » son frère. Je vous invite à lire ce livre qui ne fait qu’une cinquantaine de pages pour découvrir tout cela.

En bref, j’ai bien aimé cette lecture car on ressent bien l’agacement d’André Gide même sous forme de citation de rapport de police. J’ai eu quelques haut le cœur parfois … A lire à jeun…

Pour plus d’infos sur cette affaire : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-heure-du-crime-mardi-20-mai-2014-la-sequestree-de-poitiers-7772562866

Lettres à la jeunesse – Collectif

Lettres à la jeunesse

Note : 2/5

Pages : 160

Éditions : Le livre de Poche

Publication en France : 15 juin 2016

Ma critique :

En 1897, Emile Zola rédige une brochure dont le titre est « Lettres à la jeunesse ». Il fait appel à la jeunesse pour réagir à l’injustice qui est en cours : Dreyfus est condamné avant tout parce qu’il est juif. Zola dénonce les manifestations de rue qui s’acharnent sur un juif, sur sa famille et sur les rares Dreyfusards qui osent se revendiquer comme tel. Il veut une certaine idée de la justice et veut renouer avec la tradition des combats anciens de « la jeunesse des écoles » se dressant devant la tyrannie.

Ce livre se veut donc être un recueil de texte d’auteurs, d’artistes, d’intellectuels qui évoquent la jeunesse. J’ai eu beaucoup de mal à cerner le lien entre tous ses textes parce que je pensais que comme Zola, ces textes avaient pour but de faire réagir les jeunes sur des faits d’actualités, ou tout au moins des faits politiques. En fait, il ne s’agit pas que de cela et c’est ce qui m’a perturbé au départ car je recherchais des éléments qui n’y étaient pas forcément.

Il y a beaucoup de sentimental, de regrets de la jeunesse passée, des rêves qui s’effondrent, des déceptions, des ambitions revues à la baisse mais aussi des revendications fortes pour l’avenir. Les auteurs sont variés puisqu’on peut passer d’une page à l’autre de Socrate à Delphine de Vigan, en passant par Pétain ou Louane, la chanteuse. La lecture n’est pas simple mais elle est aidée de brèves introductions pour resituer le contexte des documents. La chronologie est respectée mais j’aurais préféré avoir un classement de texte par thèmes et par type de message à diffuser.

Je terminerais par dire que je ne peux pas vraiment savoir si je suis la cible réelle de ce type de livre : d’une, parce que j’ignore l’âge à laquelle on peut dire qu’on fait encore partie de la jeunesse, et de deux, pour moi, la jeunesse est rebelle. Je ne sais pas vraiment si des « jeunes » se mettraient à lire ce livre qui se veut moralisateur car ce n’est pas réellement ce que l’on recherche quand on souhaite s’émanciper.

En bref, une lecture instructive mais sans plus.

Je remercie Netgalley et le Livre de Poche pour cette lecture.

J’avais aimé « Lettres à mon père » dont vous trouverez ma critique ICI.

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