César de Marcel Pagnol

LE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 189

Éditions : De Fallois

Publication en France : 1936

Ma critique :

Depuis que nous les avons quittés au dernier tome, 20 ans ont passé, Marius est devenu garagiste, Fanny est toujours mariée à Panisse et César, toujours à Marseille, joue à la manille entre deux Picon-citron.

Marcel Pagnol a voulu clôturer cette trilogie par ce dernier tome, pensée pour le cinéma et non plus pour le théâtre. Encore, une fois, nous retrouvons tous les personnages que nous avons suivis depuis le premier tome et c’est avec une certaine tristesse que je les ai quittés à la fin. Je craignais une fin triste mais l’auteur a trouvé le moyen de terminer en beauté.

Cette trilogie est ma foi bien triste, mais drôle à la fois. C’est comme une famille que l’on retrouve à chaque tome. On a envie que tout le monde se rapproche, fasse la paix mais Marcel Pagnol fait durer les choses jusqu’à la dernière page.

En bref, une belle lecture que je recommande.

L’AUTEUR

Auteur : Marcel Pagnol

Date de naissance : 28 février 1895

Ville de naissance : Aubagne

Autres livres : (non exhaustif)

La gloire de mon père

Le château de ma mère

Le temps des amours

Les temps des secrets

Marius

Fanny

A savoir :

  • Pour les plus passionnés, le site des amis de Marcel Pagnol propose une « auto-randonnée » sur les pas de l’auteur. A voir en suivant ce lien :  http://www.marcel-pagnol.com/randonnee-audiorandonnee-dans-les-pas-de-marcel,7.html
  • Son amour pour Marseille est connu de tous : « À Marseille, je suis toujours enfant, à Paris, je suis vieux… » Marcel Pagnol
  • Il finira par acheter le château de la Buzine, le fameux château du tome 2 de sa trilogie. Il en fera sa « cité du cinéma ».

Site Internet : http://www.marcel-pagnol.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/Marcel.Pagnol.groups/

Rebecca de Daphné du Maurier

https://i2.wp.com/ecx.images-amazon.com/images/I/51b5T5NGiRL._SX195_.jpgLE LIVRE

Note : 5/5

Pages : 633

Éditions : Le Livre de Poche

Publication en France : 1938

Ma critique :

Quoi de mieux que de commencer l’année avec un classique efficace et passionnant ? J’ai enfin réussi à trouver un moment pour lire un roman de Daphné du Maurier et je n’ai aucun regret.

Rebecca est l’ancienne femme de Maxim. Elle est décédée lors d’un accident de bateau et depuis, le manoir Manderley est comme hantée par son souvenir. Les domestiques l’appellent Mme de Winter malgré le fait que Maxim se soit pourtant remarié depuis.

L’auteur ne nous donne pas vraiment beaucoup d’élément en faveur de la nouvelle femme de Maxim : on ne connaît même pas son prénom. Toute la première partie du roman, elle est effacée et n’arrive pas à s’imposer face à son propre mari, ni auprès des domestiques. On a d’ailleurs du mal à croire au couple des Winter au départ.

La force de ce roman est le mystère conservé de bout en bout et le fait que l’on est un peu comme la nouvelle femme de Winter : on est dans le doute constamment. Il faut dire qu’elle ne cherche pas à savoir ce qui s’est passé dans cette maison du temps de Rebecca et qu’elle ne veut pas le savoir de peur d’être comparée à elle.

En bref, une très belle découverte que ce roman. Je compte bien continuer à découvrir des romans de cette auteure.

L’AUTEUR

Auteur : Daphné du Maurier

Date de naissance : 13 mai 1907

Ville de naissance : Londres

Autres livres : (non exhaustif) Ma cousine Rachel, L’auberge de la Jamaïque, Le bouc émissaire

A savoir :

Les romans L’auberge de la Jamaïque et Rebecca ont été portés à l’écran par Alfred Hitchcock.

E=MC² mon amour de Patrick Cauvin

Afficher l'image d'origineLE LIVRE

Note : 4/5

Pages : 186

Éditions : Le Livre de Poche

Publication en France : 1977

Ma critique :

Bingo ! J’ai enfin lu ce petit roman connu et reconnu. Alors, oui forcément, j’ai un peu passé l’âge de lire ce genre de livre. Mais c’est un peu comme la trilogie de Pagnol, il faut le lire adolescent et adulte. De cette façon, on voit si on a grandi et si on ressent la même chose en les lisant. Comme je n’avais pas lu E=MC² mon amour étant ado, c’est avec mes yeux d’adultes que je me suis emparée de cette histoire et j’ai bien rigolé. Mais je me suis pas mal ennuyée à certains moments. Mais n’allons pas trop vite.

Daniel et Lauren sont deux enfants surdoués. Ils vont se rencontrer lors de vacances. Ils vont se parler au départ tous les soirs et tomber amoureux. Le hic, c’est qu’au moment de revenir à Paris, leurs deux mondes vont les séparer. Elle vit dans les quartiers bourgeois et lui dans la banlieue parisienne. Ils vont tout faire pour se retrouver le plus souvent possible mais ils vont aussi devoir mentir à leur entourage pour se voir.

Alors j’ai beaucoup ri par moment car les deux enfants s’interrogent sur leur situation et se moquent de leurs parents. La scène dont je me souviendrais toujours est celle de l’achat de la bague : Daniel décide naïvement d’aller dans les beaux-quartiers pour lui acheter une bague qui ferait plaisir à Lauren mais il va vite se rendre compte que les prix ne correspondent pas à son budget … Il faut dire qu’il ne choisit pas la rue la moins connue…

Par moment, je me suis ennuyée… tout simplement parce que le livre est avant tout destiné à des adolescents et que l’humour est parfois un peu lourd. Il y a de très longs passages sans intérêts pour ma part, mais c’est aussi à travers ces moments là qu’on finit par s’attacher à ses personnages. L’auteur parle de la vie qui passe finalement.

En bref, j’ai apprécié ma lecture même si j’ai un chouïa dépassé l’âge.

LE LIVRE

Auteur : Patrick Cauvin

Date de naissance : 6 octobre 1932

Ville de naissance : Marseille

Autres livres : (non exhaustif) Pythagore je t’adore, Monsieur Papa, Haute pierre

A savoir :

La suite de E=MC² mon amour est Pythagore je t’adore.

Tout comme Daniel, le personnage de son roman, il est fan des films américains.

Il a aidé Joseph Joffo à écrire « Le sac de billes ».

Lolita de Vladimir Nabokov

LE LIVRE

Note : 2/5

Pages : 517

Éditions : Folio

Première publication en France : 1955

Ma critique :

Il m’en a fallu du temps pour en arriver à bout de ce « chef-d’œuvre ». Je sors les guillemets parce que, outre la narration et le style de l’auteur, je n’ai pas été embarquée par ce roman.

Comme tout classique dont tout le monde parle, on s’attend comprendre pourquoi on en parle autant. Pour moi, j’ai été dérangée tout le long du roman. On parle bien de pédophilie et d’inceste. L’auteur nous livre une explication au début du pourquoi il en est arrivé là et une forme d’amour se forme entre Lolita et Humbert Humbert (c’est bien son nom). A vrai dire, à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai lu le roman et vu le film avec Jeremy Irons et Mélanie Griffith. Je dois dire que le film traduit bien cet amour naissant. En revanche, le roman ne le montre que très peu, en tout cas, je ne l’ai pas ressenti comme tel. Dès le départ, j’ai senti comme une pression entre HH et Lolita.

Les pages suivantes sont très longues à lire. Il faut dire que l’auteur cherche à démontrer que Lolita le rend fou et Nabokov se perd en digression et autres considérations philosophiques qui n’ont peu leur place. Si bien que, j’ai été perdue par l’intérêt de cette histoire. L’auteur tente de nous repêcher en nous ressassant ses regrets sur ce qui s’est passé tel jour et on se demande bien quel impact cela pourra avoir par la suite. Si bien que la grande révélation de la fin n’a pas été une surprise pour ma part. J’avais hâte de terminer le livre.

En bref, une belle déception pour ce début d’année 2017. J’ai largement préféré le film même si pas mal de détails du livre n’étaient pas évoqués.

L’AUTEUR

Auteur : Vladimir Nabokov

Date de naissance : 22 avril 1899

Ville de naissance : Saint-Pétersbourg

Autres livres : (non exhaustif) Ada ou l’ardeur : Chronique familial, La défense Loujine, La méprise,…

A savoir :

  • Le livre Lolita est adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1962, puis de nouveau par Adrian Lyne en 1997.
  • Dans le roman, Vladimir Nabokov critique la chasse au papillon de l’animatrice du camp où Lolita a passé quelques semaines. En fait, il pratiquait lui-même cette chasse aux papillons.

Le cas étrange du Dr Jekyll et M. Hyde de Stevenson

Afficher l'image d'origineNote : 3/5

Pages : 92

Éditions : Librio

Publication en France : 1886

Ma critique :

Tout comme pour le film « Le sixième sens », l’histoire du Dr Jekyll et M. Hyde est connue de tous et est spoilée à tout va. Si bien que sans même avoir lu le livre, on connaît déjà la fin. Je ne raconterais donc pas l’histoire.

Ce roman est très court et est finalement très philosophique. Il m’a rappelé un peu l’histoire de Dorian Grey ou de la peau de chagrin. Un peu de sciences fiction dans des classiques du 19ème siècle et la philosophie et la morale entrent en jeu. Qui ne voudrait pas changer de peau ne serait-ce qu’un jour pour pouvoir faire ce que l’on veut sans craindre les regards ou les reproches de notre entourage ? C’est tout l’enjeu de ce roman.

Je pense vite l’oublier car je n’ai pas apprécié le manque de suspense et la fin toute tracée. En revanche, j’ai apprécié l’écriture portant la marque très reconnaissable des grands classiques anglais.

 

La peste de Camus

Afficher l'image d'origineNote : 5/5

Pages : 335 pages

Première publication en France : 1947

Ma critique :

Que dire d’autre à part que j’ai adoré ! J’ai adoré l’histoire, j’ai adoré le cheminement de l’auteur pour nous montrer l’état d’esprit des habitants d’Oran pendant la peste, j’ai adoré le style d’écriture, j’ai adoré la psychologie de tous ces personnages, …

J’avais lu il y a quelques années «l’étranger » et j’avais été surprise de voir qu’il était plus simple à lire que je ne le pensais. Et puis, j’ai regretté de ne pas avoir essayé d’aller plus loin dans la compréhension de cette œuvre, d’essayer de comprendre ce que voulait dire l’auteur entre les lignes. C’est pourquoi pour la peste, j’ai pris mon temps. Et j’ai beaucoup apprécié. Je l’ai trouvé un peu plus difficile à aborder que l’étranger mais le plaisir était bien présent.

C’est le style de livre dont Philippe Vilain dit qu’il ne se passe pas grand-chose et pour lequel les lecteurs d’aujourd’hui s’ennuient. J’avoue qu’effectivement, si je l’avais lu il y a 10 ans, je n’aurais pas dépassé la 20ème page.

En lisant ce livre, je n’avais pas la grille de lecture qu’il fallait en avoir. J’ai donc pris au premier degré l’histoire. Mais a priori, il fallait y voir une allégorie à la peste brune à savoir les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Le narrateur dont on ne connaît pas l’identité au départ mais qu’on devine assez facilement, nous raconte d’abord combien il a été difficile pour le médecin et pour les autorités administratives de mettre un nom sur la maladie de la peste. Cette partie de l’histoire m’a fait penser, toujours sans connaître la grille de lecture que j’évoquais plus haut, au fait qu’à la période de la seconde guerre mondiale, certaines personnes avaient du mal à prononcer le terme  « guerre » de peur de porter malheur.

L’état d’esprit des habitants d’Oran est finement analysé par Camus : la résignation, la peur, la colère, l’espoir, la tristesse sont évoqués tour à tour. Et on ressent cet état d’esprit vis-à-vis de la religion. Le père Paneloux au début de l’épidémie dans son sermon, va dire aux habitants que ce qu’il leur arrive est de leur faute, parce qu’ils ont pêché. A la fin, son sermon est différent : il va leur dire que ce qu’il leur arrive est la volonté de Dieu et que ne pas affronter l’épidémie en voulant s’échapper de la ville n’est pas bon pour eux. La religion est au centre de cette histoire et j’ai trouvé que ces paroles étaient dures vis-à-vis des habitants.

Tous les personnages évoqués ont une importance cruciale dans l’histoire : le médecin Rieux, Tarrou, Grand, Cottard, le vieux asthmatique, … J’ai adoré d’ailleurs Grand, éternel romantique qui ne terminera jamais sa phrase et pour qui je vais faire honneur en le citant :« Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du Bois de Boulogne ».

En bref, « Chapeau bas ».

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Une fois n’est pas coutume, je vais citer Camus.

 

Son métier continuait, il n’y a pas de congé pour les malades.

 

[…]le narrateur est plutôt tenté de croire qu’en donnant trop d’importance aux belles actions, on rend finalement un hommage indirect et puissant au mal.

Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

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Note :  4/5

Pages : 671

Édition : GF

Publication en France : 1831

Ma critique :

Je précise tout de suite que je suis chargée de rédiger le compte-rendu du book-club de Livraddict qui avait pour thème « un roman se passant au moyen-âge » et dont Notre-Dame de Paris avait été choisi.

Je n’ai pas rédigé dans son intégralité ma chronique avant d’assister aux discussions qui ont eu lieu le 1er juin 2016 entre 18 heures et minuit. Mais j’avais noté quelques idées, que je restitue ici. Tout ça pour dire que ce que je vais indiquer plus bas n’est que mon avis et ne reflète en rien ce qui s’est dit lors de ce book-club.

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Le livre a été relativement complexe à aborder du fait que l’on se heurte souvent à des descriptions de la ville de Paris, de la cathédrale,… On commence par une représentation d’un mystère et pour le coup, tout ça devient bien mystérieux. On se demande où va nous amener l’auteur et surtout quand est-ce que les personnages que l’on connaît tous, vont intervenir. Quasimodo fait finalement vite son apparition et on est alors vite rassuré sur le fait qu’il s’agit bien de l’histoire de Quasimodo, d’Esméralda, …

Il faut dire que le fait de connaître le dessin animé de Walt Disney ou la comédie musicale nous donne l’impression d’avoir tout compris à l’histoire. Seulement, voilà, il s’agit bel et bien d’adaptations qui ont été ma foi bien édulcorées.

Le début de l’intrigue commence réellement au bout de 200 pages. L’histoire devient intéressante et on retrouve les grandes lignes des adaptations. Cependant, Victor Hugo sème de temps en temps des scènes relativement longues et relativement ennuyeuses : je pense notamment à la scène où le roi intervient. L’histoire prenait pourtant une tournure intéressante, pleine d’actions et on se retrouve avec un long dialogue qui ralentit complètement le rythme.

A côté de ça, l’auteur nous offre des scènes relativement drôles : il arrive à ridiculiser ses propres personnages et en particulier Gringoire ou les magistrats. La scène du livre 6 chapitre 1 m’a beaucoup plu : il s’agit de la scène où Quasimodo est interrogé par l’auditeur qui est sourd. Quasimodo étant sourd lui-même, l’audition ne se passe pas réellement comme il devrait se passer. C’est très drôle.

Pour ce qui est des personnages, ils sont assez caricaturaux dans le sens où l’histoire se veut être racontée comme un conte : on a donc un prince charmant, Phoebus qui ne pense qu’à son plaisir personnel, une princesse, Esmeralda, très naïve, qui rêve de son prince charmant et qui ne voit que ses qualités (il n’y a qu’elle qui en voit d’ailleurs), Gringoire, l’opportuniste qui retourne sa veste en fonction du vent, Quasimodo, qui vit reclus,… Au gré de l’avancée et de l’intrigue, on est plus proche ou plus éloigné d’un des personnages principaux. Si bien qu’on n’est finalement attaché à aucun personnage mis à part Esmeralda et Quasimodo.

En bref, une bonne lecture, un classique à connaître, à surmonter même, mais un plaisir au final que l’on ne regrette pas.

La Peau de Chagrin de Balzac

Afficher l'image d'origineNote :  2/5

Pages : 375

Édition : Folioclassique

Publication en France : 1831

Ma critique :

Il s’agit de mon premier Balzac. J’avais envie de le lire à la suite du Portrait de Dorian Gray. L’explication de texte avançait qu’il s’agissait de deux histoires semblables par le côté fantastique et par le côté dramatique. J’ai donc emprunté à la bibliothèque sans hésiter. J’étais loin de me douter que la lecture en serait très difficile. Lire la suite