Le briseur d’âmes de Sébastian Fitzek

Le briseur d'âmes par FitzekNote :  2/5

Pages : 304

Édition : Le livre de Poche

Publication en France : 2013

Ma critique :

Autant le dire tout de suite, ça n’a pas marché avec moi. Autant le début du livre, je tournais les pages à tout-va, autant par la suite, je me suis vite lassée.

L’histoire en 2 mots, c’est un psychopathe que l’on a surnommé « le briseur d’âmes » qui hypnotise des personnes, généralement des jeunes femmes, et elles se retrouvent enfermées dans leur corps, à ne plus pouvoir bouger, elles sont paralysées mais elles peuvent seulement penser. Le briseur d’âmes contrôlent leurs pensées et les victimes passent d’un instant à l’autre à revivre leurs pires cauchemars et puis l’instant d’après à se retrouver dans un lieu plus tranquille où elles sont plus ou moins en paix.

Il y a deux pendants dans l’histoire : le côté présent et le côté passé. Le côté présent est beaucoup plus réaliste que le côté passé, qui garde tous ses mystères, en tout cas pour la majorité du livre. On ne comprend pas grand-chose et c’est ce qui est intéressant dans ce genre de roman à suspense. Au fur et à mesure, le passé prend le dessus. On ne comprend toujours pas ce qu’il se passe. On est dans un huis clos, dans une clinique psychiatrique.

L’histoire de base est intéressante, mais tout ce mystère appelle des réponses convaincantes. Pour ma part, ça n’a pas été le cas, même si l’auteur explique dans ses remerciements que cette histoire pourrait arriver. L’hypnose peut être effectivement dangereuse. Mais pour moi, l’explication ne m’a pas vraiment surprise. Bien sûr, pour expliquer toute l’histoire, il a fallu trouver une fin non seulement sur la période passée et celle du présent. Pour celle du présent, j’avais deviné depuis la moitié du livre.

Il est rare que je lise des livres de huis clos, je regarde davantage des films de ce genre. D’habitude, on devine rapidement quelles vont être les victimes. Ici, j’ai été étonnée de voir que je n’étais pas du tout sur la bonne piste. Les personnages ont bien tous un caractère différent et l’auteur n’est pas tombé sur la caricature du genre une femme ou un homme complètement hystérique, candidat(e) annoncé(e ) pour le prochain meurtre.

Passées les 100 premières pages à toute vitesse pour connaître la suite, je me suis vite lassée. Je n’ai pas eu un début d’explication dans la première partie. Les personnages sont d’ailleurs tous très naïfs. Ils sont tous enfermés dans une clinique isolée, essayant de se cacher pour éviter le briseur d’âmes. Ils sont tous persuadés de connaître qui est le briseur d’âmes mais personne hormis l’ambulancier ne commence à douter de cela. Ce que j’aime d’ailleurs, dans les Agatha Christie par exemple, c’est que tout le monde soupçonne tout le monde et c’est ce qui aide le lecteur à s’accrocher à l’histoire. Ici, tout le monde est persuadé qu’ils ont la clé de l’histoire. Même l’auteur ne nous met pas le doute. Du coup, j’ai commencé à faire le deuil d’une autre possibilité. Mais j’ai quand même été rassurée, ce n’était pas lui…

En bref, trop de suspense tue le suspense. « La thérapie » du même auteur a mieux marché que ce roman. Peut-être qu’un jour, je m’y pencherai.

 

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2 réflexions sur “Le briseur d’âmes de Sébastian Fitzek

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